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La Compagnie française de façades prend un nouvel élan

Placée en redressement judiciaire en 2015, la société basée à Sorbiers (42) a été reprise par son fondateur, qui se donne quatre ans pour la remettre sur les rails en misant en priorité sur le marché local.
La Compagnie française de façades prend un nouvel élan
© Emilie Massard - CFF a pour ambition de retrouver une taille et une activité maîtrisable

Loire Publié le ,

En 2013, lorsqu’il quitte sa société fondée en 1997, Jean-Marc Boudon pense pouvoir profiter de sa retraite, tout en restant actionnaire à 25 %… Pourtant, depuis le mois de juin 2016, le voilà de retour aux affaires, détenant à nouveau 90 % des parts de la Compagnie française de façades (CFF). L’homme a choisi de réinvestir pour donner une nouvelle chance à cette entreprise en difficulté. « Bien sûr, il y a de l’affectif. Cette société, c’est un peu mon bébé, confie-t-il. Mais je me sentais aussi en partie responsable du virage qui a été pris et qui a conduit la CFF au redressement judiciaire ». Dans les années 2010 en effet, l’entreprise s’est mise à travailler de plus en plus avec des grands donneurs d’ordres, des majors du secteur, tels Bouygues ou Eiffage. « Le fait de travailler en direct avec ces majors nous a rendus dépendants, et nous avons vu notre marge s’éroder », note Jean-Marc Boudon. Malgré un chiffre d’affaires de 10 M€ en 2010, la société est placée en redressement judiciaire en 2015.

Mettre l’accent sur le commercial et le relationnel client

Pour sortir la société de l’impasse, la proposition soumise par Jean-Marc Boudon, associé à Guillaume Sabourin (chargé d’affaires chez CFF), a été acceptée par le tribunal de commerce en juin 2016, un an après sa mise en redressement. « Notre objectif ? Repartir sur un modèle économique que nous avons connu pendant de nombreuses années, à savoir recentrer l’entreprise sur le marché local avec un effectif réduit, précise Jean-Marc Boudon. Je me suis donné quatre ans pour l’accompagner dans son repositionnement ». Au plus fort de sa croissance, après plusieurs opérations de croissance externe, la société a compté jusqu’à 40 salariés. Aujourd’hui, elle en dénombre entre 25 et 30 selon la saison, et ambitionne de stabiliser son chiffre d’affaires à 4,5 M€. « Pour ne pas dépendre d’un petit nombre de donneurs d’ordre, nous souhaitons mettre l’accent sur le travail commercial et le relationnel avec notre clientèle locale, poursuit le dirigeant. Nous avons recentré les équipes autour d’un état d’esprit et de compétences que nous avions perdu de vue. Après six mois de reprise, nous avons renoué des liens avec les acteurs locaux en direct : architectes, bailleurs sociaux, promoteurs, etc. Nous avons encore du travail à faire pour rassurer nos partenaires mais, qu’il s’agisse de l’état d’esprit des collaborateurs, de la confiance des fournisseurs ou de la clientèle, tous les voyants sont au vert. Il ne nous reste plus qu’à produire les premiers résultats comptables qui valideront le retour à la bonne santé. »

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