AccueilRhôneLa Confluence : territoire d'expérimentations et d'innovations

La Confluence : territoire d'expérimentations et d'innovations

S'adapter au changement climatique, créer des environnements plus verdoyants, simplifier la reconversion des bâtiments… Ces défis sont relevés dans le cadre de la construction de la deuxième phase de la Confluence.
La Confluence : territoire d'expérimentations et d'innovations

Rhône Publié le ,

« Nous devons apporter des réponses au réchauffement climatique et proposer des solutions pour mieux vivre la ville. La deuxième phase de la Confluence constitue un laboratoire de la ville durable, où nous testons la désimperméabilisation des sols, la création de davantage d'espaces verts et bleus, l'utilisation de matériaux éco-responsables… », affirme David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon.

Illustration par l'exemple avec le programme Ydéal Confluence d'Ogic, mixant logements, bureaux et commerces. Face à l'esplanade François Mitterrand, cet ensemble de 5 bâtiments de 12 500 m2 développe plusieurs innovations imaginées en concertation avec les agences Clément Vergély Architectes et Diener & Diener Architekten, le paysagiste Michel Desvigne et le bureau d'études HQE Etamine. Dans cette opération, dont la livraison est programmée au 1er trimestre 2020, un immeuble en R+8 a été pensé pour être totalement réversible. « Aujourd'hui, le projet prévoit des commerces en RDC, deux niveaux de bureaux, puis des logements. Si besoin, cette configuration pourra évoluer : les bureaux devenant logements ou inversement », explique Clément Vergély. Cette réversibilité est possible grâce à une hauteur de 3 m sous plafond, un minimum d'éléments porteurs dans les plateaux et une implantation centrale des pièces humides et des gaines.

Ydéal Confluence accueille également un bâtiment de bureaux plutôt original. Cet immeuble de de 1 000 m2 sur trois niveaux avec un toit terrasse est réalisé avec des matériaux biosourcés. La pierre de Hauteville sert de support aux murs de façade en pisé et l'ossature est construite avec des bois d'essence locale. L'entreprise ligérienne Nicolas Meunier a fabriqué les blocs de terre crue pour ériger le bâtiment. « La terre a été excavée d'un chantier de construction d'un bâtiment logistique à Saint-Quentin-Fallavier et cet énorme tas de terre de 610 m3 a été stocké sur place. La fabrication des blocs de pisé, à raison d'un bloc toutes les 2 h, se fait par l'ajout de terre peu à peu compactée. Il n'y a aucun adjuvant et les blocs sont simplement superposés les uns sur les autres », détaille Nicolas Meunier.

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