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La Fnaim confirme la vitalité du marché immobilier lyonnais

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La Fnaim confirme la vitalité du marché immobilier lyonnais
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En immobilier résidentiel, le nombre de transactions comme les prix s'affichent toujours à la hausse à Lyon et dans le Rhône. La baisse des mises en chantier de logements neufs pourrait encore tendre la situation.

En croissance de 4,5 % sur un an à fin juin 2018 contre 10 % un an plus tôt, le marché des ventes de logements dans le Rhône et à Lyon enregistre un record à 25 700 transactions. « Après trois ans de hausse, nous constatons un début de ralentissement », analyse Alexandre Schmidt, président de la Fnaim du Rhône. Dans le même temps, les prix ont continué de progresser, même si le marché reste raisonné. « Les prix des appartements augmentent de 3 % à 3 083 €/m2 dans le Rhône et de 5,6 % à 3 827 €/m2 à Lyon », fait savoir Anne de Planchard, vice-présidente de la Fnaim du Rhône. Les tarifs à Lyon sont donc très proches de ceux de Bordeaux, 2e du classement derrière Paris avec un prix de 3 923 €/m2, mais bien au-dessus des prix pratiqués à Marseille, qui se situent à 2 697 €/m2.

Pour les ménages, la hausse des prix entraîne des répercussions sur la taille du logement. Un ménage susceptible de s'endetter sur vingt ans pour acquérir un 60 m2 a perdu 2,8 m2 de capacité d'achat. La dynamique des prix n'est pas compensée par la baisse des taux. À fin juin, le taux d'emprunt sur vingt ans s'affiche à 1,54 %, alors qu'il était de 5,19 % il y a dix ans. « Nous nous attendons à une légère remontée des taux, mais pas à une remontée fulgurante », indique Damien Chollet, courtier en prêts immobiliers.

Concernant l'offre future, l'inquiétude pointe, puisque le nombre de permis accordés recule de 8,4 % à 15 200 logements et que les mises en chantier baissent de 7,4 % à 13 800 logements. « Il va falloir débloquer la situation dans le neuf, sinon nous aurons des difficultés à loger tout le monde. Les acheteurs qui ne trouvent pas dans le neuf se reporteront sur l'existant », souligne Alexandre Schmidt, qui critique le PLU-H en affirmant : « Dans certaines communes, la limite de construction est fixée à R+2 ou R+3, alors que les promoteurs auraient pu faire du R+5 pour loger davantage d'habitants ».




Séverine RENARD
Journaliste

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