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La halle Couzon, en quête d'avenir à Rive-de-Gier

le - - Loire

La halle Couzon, en quête d'avenir à Rive-de-Gier
© Laurie Joanou - e bâtiment industriel a été construit en 1917

La friche industrielle fait l'objet de travaux de désamiantage et de démolition. Trois parties du site, ainsi que le bâtiment administratif, seront détruits d'ici février.

Avec le site de Duralex, les 14 000 m2 de la halle Couzon font partie du projet d'entrée Est de Saint-Étienne Métropole. Plus de 70 000 véhicules traversent chaque jour cette zone. Le Gier est le trait d'union entre Saint-Étienne et Lyon et ces friches sont aujourd'hui des verrues à traiter pour redorer l'image de la métropole. « On veut présenter une entrée attractive », assure Gilles Thizy, vice-président de Saint-Étienne Métropole en charge de la Cohésion territoriale. L'opération sur le site de Couzon représente 600 000 € d'investissement, dont 60 000 € pour le désamiantage et la démolition. « Ce sont pour l'instant les seuls travaux que nous envisageons », ajoute l'élu.

Deux raisons à cela. La première contrainte est que la rivière Couzon passe exactement sous une aile du bâtiment de la halle ; le site est donc placé en zone inondable en cas de crue centennale. Cette aile, sans intérêt patrimonial et au bord de l'effondrement, fait partie des éléments qui seront prochainement démolis. Deuxième contrainte : le site est un ancien bâtiment industriel construit en 1917, « dont la halle principale possède une charpente en bois remarquable. C'est notamment cet intérêt patrimonial qui nous a poussés à l'acquérir », confie Jean-Claude Charvin, maire de Rive-de-Gier. Et celui-ci d'ajouter : « Nous avons envisagé de monter ici une multitude de projets, comme un marché couvert, une salle de spectacles, un espace modulable pour les entreprises… On ne peut pas créer un établissement qui accueille du public. On va voir avec l'État comment lever la zone inondable », assure le vice-président de SEM.

Ce site industriel, qui a effectivement fait l'objet d'une acquisition par la Ville de Rive-de-Gier dans les années 2000, a été racheté par Saint-Étienne Métropole en 2009. Malgré cela, il reste inutilisé. L'avenir de ce site est donc désormais entre les mains de la Métropole, au même titre que le site Duralex. Ce sont 12 M€ qui doivent être investis sur les lieux de l'ex-verrerie pour recalibrer les berges du Gier et gérer les risques d'inondation. L'Établissement public foncier de l'Ouest Rhône-Alpes assure le montage financier. Epora a établi une étude sur le lit du Gier, avec le contrat de rivière porté par Saint-Étienne Métropole. À terme, une école intercommunale et des logements devraient voir le jour. Mais l'opération Duralex reste toujours complexe. « Douze ans après la liquidation de la verrerie, la justice annonce juste le prix symbolique d'un euro. Un montant qui devrait être « débloqué d'ici cinq mois ! Vous imaginez ? Cinq mois pour débloquer l'euro symbolique que l'on doit, s'indigne Jean-Claude Charvin. C'est la loi française qui en veut ainsi. Cette situation est ubuesque. Ce site est maudit ».




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