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Espaces verts / La Métropole de Lyon fait l'état des lieux

Les données recueillies permettent de connaître avec précision l'état du végétal pour mieux gérer et préserver des espaces indispensables au bien-vivre en ville.
Espaces verts / La Métropole de Lyon fait l'état des lieux
EVA2015 Grand Lyon - Fonds de plan OSM et cadastre DGFIP - Cartographie des espaces verts dans le 6e arrondissement.

Rhône Publié le ,

Pour élaborer le PLU-H, définir le Plan climat ou encore fixer les orientations des politiques d'écologie et de biodiversité, la Métropole de Lyon a besoin de disposer de données sur l'occupation des sols. Depuis l'apparition des systèmes d'information géographique (SIG) dans les années 1990, cette information fait partie des données de base de connaissance du territoire et fait l'objet de mises à jour tous les six ou sept ans. En 2015, l'accent a été mis sur la présence du végétal. L'objectif était de pouvoir évaluer le rôle d'un arbre planté au milieu du bitume, en ville, et de mesurer ses fonctions d'accueil de biodiversité, de climatiseurs naturels, de purification de l'air…

Désireux d'améliorer la fiabilité de la donnée sur ses espaces verts, la Métropole de Lyon a engagé un travail de vérification terrain en faisant appel à SIRS (Système d'information à référence spatiale) pour la partie photo-interprétation et création de bases de données, et à Ecosphère pour l'expertise écologique. Pour ce chantier, SIRS a développé une nouvelle méthode de travail, comme l'explique Konrad Rolland, son responsable pôle collectivités et territoires : « Nous avons mis en place une chaîne automatique de croisement des images aériennes infrarouges, permettant de "voir" la végétation, avec des couches Lidar qui permettent d'estimer la hauteur de la végétation. Ces données ont ensuite été enrichies par le travail de photo-analystes, dont l'expertise amende cette première cartographie automatique et labellise le type de couverture végétale : arbre, arbuste, pelouse, fourrés, prairies humides, marais, feuillus, résineux… » En neuf mois, le territoire, avec ses 90 000 arbres et ses 12 000 hectares d'espaces naturels, a ainsi été cartographié à très grande échelle (1/2 000).

« Les travaux de SIRS actualisent et approfondissent la connaissance du végétal en ville et en milieu péri-urbain. Ces informations sont stratégiques pour la gestion de notre territoire, le suivi de la consommation de l'espace et la prise de mesures compensatoires pour la protection de la biodiversité et des habitats naturels », souligne David Zenovelli, expert SIG à la direction des stratégies territoriales et politiques urbaines de la Métropole. Une mission clé à l'heure où les périodes de canicule sont de plus en plus nombreuses et intenses et nécessitent des réponses ciblées.

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