AccueilRhôneLa Métropole de Lyon instaure une zone à faibles émissions : quels impacts pour les professionnels ?

La Métropole de Lyon instaure une zone à faibles émissions : quels impacts pour les professionnels ?

Les véhicules utilitaires légers et les poids-lourds sont concernés par cette mesure qui répond à un double enjeu de santé publique et d'attractivité du territoire.
La Métropole de Lyon instaure une zone à faibles émissions : quels impacts pour les professionnels ?
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L'agglomération lyonnaise, avec 48 000 habitants surexposés au dioxyde d'azote (NO2), fait partie des mauvais élèves de l'Union européenne. En octobre dernier, David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, s'est engagé à agir en signant le pacte Zones à Faibles Émissions entre l'Etat et les métropoles. Une Zone à Faibles Émissions (ZFE) va donc être déployée progressivement à Lyon, avec l'objectif d'améliorer la qualité de l'air en interdisant l'accès à un périmètre donné aux véhicules les plus polluants. « Nous avons recherché le meilleur équilibre entre qualité de vie et contraintes pour les acteurs concernés. Il était hors de question de toucher aux revenus des plus modestes. Nous avons fait le choix de nous concentrer sur les véhicules professionnels. Il y a eu six mois de réflexion et de concertation avec les partenaires pour travailler sur le périmètre, les véhicules concernés, les dérogations… », explique David Kimelfeld.

La ZFE concerne les véhicules utilitaires légers et les poids-lourds en circulation ou en stationnement sur un périmètre de cinq communes : Lyon, Villeurbanne, Vénissieux, Bron et Caluire. « La zone est délimitée au nord par la limite communale de Caluire-et-Cuire et par le boulevard périphérique nord de Lyon dans le 9e arrondissement, à l'est et au sud par le boulevard Laurent Bonnevay, et à l'ouest par les limites administratives de la ville de Lyon », détaille Grégoire Carrier, directeur Stratégies territoriales et Politiques urbaines à la délégation Développement urbain et cadre de vie. Après une année pédagogique en 2019 pour permettre aux professionnels de s'informer, d'acquérir la vignette Crit'Air ou de renouveler leur flotte, l'accès à la ZFE sera autorisé aux VUL et aux PL munis d'une vignette Crit'Air 1, 2 et 3 à partir du 1er janvier 2020. Un an plus tard, seuls les VUL et PL classés Crit'Air 1 et 2 seront admis. Ainsi, à la première échéance, l'interdiction concerne les PL diesel de plus de onze ans, les VUL diesel de plus de quatorze ans et les VUL essence de plus de vingt-trois ans ; et à la seconde échéance, l'âge des véhicules devra être respectivement inférieur à sept, dix et quinze ans. « D'ici 2021, le dispositif porte sur 28 000 VUL et 3 000 PL à changer », précise Grégoire Carrier.

Des dérogations ont été prévues, notamment pour les professionnels du BTP. « Nous avons consulté les acteurs économiques qui ont souligné la plus longue durée d'amortissement de certains véhicules. Nous avons donc accordé une dérogation jusqu'au 1er janvier 2022 pour les camions bétonnières, les bennes amovibles et bennes basculantes, les porte-engins, les camions citernes à eau et les véhicules frigorifiques », fait savoir David Kimelfeld. Différentes mesures permettront également d'accompagner les entreprises qui souhaitent se tourner vers des véhicules propres. « Nous avons débloqué une enveloppe de 1 M€ sur trois ans », annonce le président de la Métropole.

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