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La première chaufferie biomasse de France est lyonnaise

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La première chaufferie biomasse de France est lyonnaise
© Dalkia

La chaufferie bois de Surville a été inaugurée la semaine dernière à Lyon Gerland. Le site de 4 ha est un concentré de technologies qui devrait permettre d'accélérer la transition écologique.

Le réseau de chaleur et de froid urbain Centre Métropole vient de se doter de son navire amiral : la chaufferie bois de Surville, inaugurée jeudi 11 avril. Il s'agit de la première chaufferie biomasse urbaine de France, située dans le 7e arrondissement de Lyon. L'objectif de cette machine de guerre écologique est simple : fournir 20 % de l'énergie utilisée par le réseau. Investissement total : 45 M€.

D'une superficie de 4 ha, le site accueille trois chaudières de 17 MW chacune. Deux sont en ordre de marche, tandis que la troisième devrait être installée à l'horizon 2020. Une installation complétée par quatre chaudières gaz de 19 MW chacune, visant à répondre aux pics de consommation.

Le site fonctionne 24 h/24 et 53 collaborateurs de la Métropole gèrent l'exploitation du réseau. Au moins une personne est dévolue au centre de pilotage, immense pièce bardée d'écrans, à partir de laquelle il est possible de surveiller et de piloter l'ensemble des sites de production de chaleur et de froid. « Un site totalement smart », se félicite Sylvie Jéhanno, pdg de Dalkia, filiale d'EDF et exploitant de la chaufferie.

Smart et durable. Car là est bien l'objectif de la chaufferie biomasse : répondre aux défis de la transition énergétique. Concrètement, la biomasse, récupérée sur un rayon de moins de 90 km, est constituée à 76 % d'exploitation forestière, 16 % de connexes de scierie et, pour le reste, de broyats de palettes d'emballage. Son bilan carbone est considéré comme neutre : on estime que le carbone rejeté par sa combustion est égal à celui qu'il a stocké lors de sa croissance par photosynthèse.

Un réseau alimenté à 65 % par des énergies renouvelables

Cette biomasse est acheminée par camions fonctionnant au biogaz. Vingt véhicules déchargent, chaque jour pendant la période hivernale, la biomasse dans un silo de stockage de 6 000 m³, ce qui correspond à quatre jours de production de chaleur.

Mais avant d'atteindre le fameux silo, il est important de vérifier que la biomasse soit de bonne qualité. Cette dernière passe alors par l'étape du criblage et du déferraillage, avant d'être acheminée, sur un convoyeur à bandes, vers le silo. Puis, elle défile de nouveau vers un convoyeur pour arriver dans le poumon de la chaufferie, les chaudières, installées dans la halle biomasse. C'est le point de départ de l'énergie vers le réseau de chaleur urbain.

L'action de cette chaufferie biomasse dernier cri est couplée à une meilleure valorisation de l'énergie issue du traitement des ordures ménagères de l'usine de Gerland. Objectif : que le réseau de chauffage urbain soit alimenté à 65 % par des énergies renouvelables dès 2019.

David Kimelfeld, président de la Métropole, assure que, d'ici 2030, « 130 000 logements auront un accès peu cher à une énergie renouvelable ». Cette nouvelle organisation du réseau permettra de réduire de 126 000 tonnes par an les émissions de CO2, soit, selon Gérard Collomb, maire de Lyon, « l'équivalent de 50 000 véhicules enlevés de la circulation de l'agglomération ».

De la dépollution du site à l'allumage des chaudières

Il n'aura fallu que 18 mois pour que la chaufferie biomasse de Surville sorte de terre. Dès octobre 2017, le site a été dépollué. Puis les terrains ont été dégagés et les sols, renforcés. « Il restait les fondations d'une ancienne centrale électrique », explique Arnaud Rocher, chef de projet production. La chaufferie a ensuite pris forme courant 2018. Du bois a brûlé pour la première fois dans la chaudière le 11 février dernier. Aujourd'hui, la chaufferie alimente le réseau du 8e arrondissement et de Bron. Prochaine étape : le raccordement au réseau historique du 7e arrondissement, prévu pour 2021.




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