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Le BTP mobilisé contre le travail illégal et le détachement irrégulier

le - - Rhône

Le BTP mobilisé contre le travail illégal et le détachement irrégulier
© Jacques Donnay - Lors de la signature

Mercredi 20 mars, l'État et les représentants des professions du BTP ont signé, à Vaulx-en-Velin, la 2e convention de lutte contre le travail illégal et le détachement irrégulier des salariés d'entreprises étrangères dans le secteur du BTP.

Dans leur lutte contre la concurrence déloyale, les entreprises du BTP pourront s'appuyer, durant les trois prochaines années, sur la convention de lutte contre le travail illégal et le détachement irrégulier des salariés d'entreprises étrangères, qu'ont signée ses représentants avec les instances représentatives de l'État : préfecture, Direccte. Un socle que les professionnels de la filière espèrent solide et efficace, car le problème se pose avec une acuité particulièrement forte en Auvergne Rhône-Alpes.

« Avec 31 380 déclarations de détachement, Auvergne-Rhône-Alpes est la 3e région française la plus impactée par ce phénomène après le Grand Est et Île-de-France », souligne Pascal Mailhos, préfet de Région. Un chiffre d'autant plus traumatisant pour la filière BTP, quand on sait que 27 % des interventions réalisées par des entreprises étrangères concernent le Bâtiment et les Travaux publics. « En Auvergne-Rhône-Alpes, une prestation de service internationale sur cinq est réalisée dans le Rhône », précise Pascal Mailhos.

Invité à réagir comme tous les représentants de la filière, Dominique Guiseppin, président CAPEB Aura, n'hésite pas à l'affirmer : « Les pratiques de concurrence sociale déloyale mettent en péril notre économie de proximité et notre tissu d'entreprises. Il faut bien avoir en tête que, dans le secteur du Bâtiment, 95 % des sociétés emploient moins de dix salariés ». D'où l'urgence selon lui de multiplier les contrôles sur les chantiers, quel que soit le lieu, l'heure ou le jour de la semaine, mais aussi de prendre des sanctions immédiates.

« Mais il faut aussi que les maîtres d'œuvre et les maîtres d'ouvrage soient sensibilisés à cette question, affirment en chœur Dominique Guiseppin et Gilles Courteix, président de la FFB Auvergne-Rhône-Alpes. Car la solution ne se trouve pas uniquement dans les contrôles qui sont réalisés sur les chantiers. « Il faut aussi lutter contre les offres anormalement basses. Les maîtres d'ouvrage ne peuvent pas fermer les yeux sur ce phénomène », insiste le second.

Un message entendu du côté de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Louis Ziz, président de l'union régionale Auvergne-Rhône-Alpes, l'assure : « Les maîtres d'ouvrage privés ont besoin d'être informés pour prendre toute la dimension de ce problème. Nous avons à cœur de produire des logements à prix maîtrisés, mais si nous y parvenons par des moyens illégaux, ce n'est ni normal, ni moralement satisfaisant pour nous ».

Un discours de nature à réjouir Samuel Minot, président de BTP Rhône et Métropole. En pointe depuis longtemps sur ce dossier, la fédération a initié la carte d'identité du salarié dès 1992. Un sésame que les équipes de « Construire pro », son bras armé, s'attachent à contrôler sur le terrain. « En un an, nous avons effectué 4 300 contrôles dans le Rhône sur 31 chantiers, et 230 entreprises ont été auditées », affirme-t-il. Le premier pas d'une démarche qui monte en puissance progressivement.




Jacques DONNAY
Journaliste

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