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Le plus grand bâtiment Passivhaus de France est stéphanois

le - - Loire

Le plus grand bâtiment Passivhaus de France est stéphanois
© Cabinet d'architecture Rivat

La restructuration de ce bâtiment de 5 000 m2 de bureaux intègre une rénovation énergétique labellisée Passivhaus, une première en France pour un bâtiment de cette taille.

Construit au début des années 1960, le bâtiment situé 22 rue Paul-Petit, sur les hauteurs de Villeboeuf, fut occupé un temps par un internat. Propriété du Département, il a accueilli par la suite le CDDP (Centre départemental de documentation pédagogique) et le CIO (Centre d'orientation et d'information).

Développant une superficie de 5 000 m2 sur six niveaux, au cœur d'un terrain arboré de 25 000 m2, la collectivité a fait le choix d'une rénovation énergétique exemplaire pour regrouper les services du Département, déménagés en mai dernier. Les travaux de restructuration et de rénovation énergétique ont été portés par le cabinet d'architecture Rivat et l'Atelier des Vergers. « Une opération d'envergure qui a nécessité dix-huit mois de travaux et un investissement de 5 M€ pour décrocher Passivhaus, le plus exigeant des labels thermiques », explique Julien Rivat.

Pour ce faire, la vingtaine de corps de métiers intervenant sur le chantier a procédé à une isolation extérieure de 20 à 30 cm d'épaisseur en façade, renforcée par l'installation d'huisseries bois triple vitrage. La toiture, également isolée, recevra prochainement des panneaux photovoltaïques. Équipé d'une ventilation mécanique double flux, le bâtiment bénéficie d'un air ambiant chauffé par géothermie au moyen de huit forages réalisés sur le site pour atteindre 140 m de profondeur. L'air ainsi récupéré en sous-sol, d'une température de 14°, réchauffe ou rafraîchit l'air ambiant au moyen d'un échangeur (ou puits canadien hydraulique). Ce bâtiment orienté est/ouest dispose de stores télécommandés par ordinateur. Le tout étant complété d'un plancher chauffant. Enfin, des boîtes en ossature bois ont été greffées afin de dynamiser une façade aux lignes initialement austères – apportant en outre près de 300 m2 de bureaux supplémentaires.

Cette réalisation répond aux exigences du label allemand Passivhaus. Elle permettra à la collectivité de réduire considérablement sa facture d'énergie, désormais estimée entre 3 500 € et 5 000 € par an. Un coût dérisoire compte tenu du volume du bâtiment, et qui permettra de rentabiliser sous douze ans le dépassement budgétaire de 3 % lié au choix du projet Passivhaus.

La construction passive ne représente, en France, qu'un peu moins de 300 bâtiments, et entre 25 et 30 sont localisés à Saint-Étienne. Or ce concept appliqué à un immeuble de cette taille est une première sur le territoire. Le label sera acquis au cours de l'été, le dossier entrant dans sa phase finale d'instruction.




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