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Le très haut débit prend de l'altitude

le - - Savoie

Le très haut débit prend de l'altitude
© Bruno Fournier - L'installation au col du Galibier (ici en été) d'un mat permettant le relais avec le THD

Le col du Galibier a été équipé d'antennes spécifiques résistant à des vents de 200 km/h, avec un impact minimum sur l'environnement et facilitant le travail des chercheurs en botanique venus du monde entier.

Le site culminant à 2 642 m à la frontière de la Savoie et des Hautes-Alpes, emblématique du tour de France, a en quelque sorte enfilé le maillot jaune du très haut débit. C'est Via Numerica, entreprise haut-savoyarde, qui a été chargée de trouver une solution visant à équiper le col du Galibier, d'abord pour les chercheurs en botanique (qui étudient en particulier les plantes issues des milieux alpins), mais aussi pour les étudiants et même le grand public. Et ceci à partir du jardin botanique de la station alpine Joseph Fourier, une unité de l'université Grenoble Alpes et du CNRS. Il se trouve qu'à l'heure du numérique, de plus en plus de chercheurs étaient amenés à déserter le centre, mal desservi…

Via Numerica a donc conçu, pour ce site isolé, un équipement autonome permettant de relayer un signal très haut débit jusqu'au jardin. « Un travail d'étude de la topologie des montagnes environnantes a tout d'abord été réalisé afin de trouver un lieu fibré qui permettait d'émettre un signal », explique Eric Bouchet, fondateur de la société. C'est ainsi qu'a pu être identifié le site de Valloire, au pied du col, comme site émetteur – la fibre étant déjà bien présente sur la commune.

Réduire l'impact environnemental

Un échange constructif avec la SEM, qui gère la station savoyarde, a rendu possible la création de ce point d'émission. « Nous avons dû trouver une solution pour passer le col du Galibier avec une technique légère, permettant de transporter le signal entre Valloire et le Lautaret et en ayant un impact visuel le plus minime sur l'environnement », détaille Eric Bouchet. Cela a été permis grâce à l'installation d'un mat de 3 m de hauteur et d'antennes spécifiques permettant de résister à des vents de 200 km/h. La réalisation s'est faite par hélicoptères avec plusieurs rotations pour apporter sur cette crête le matériel nécessaire, en dépit d'un vent conséquent qui a compliqué les travaux. Aucun béton n'a été coulé sur site ; des tiges filetées ont été fixées dans la roche à des profondeurs importantes pour obtenir un amarrage solide du pylône. Il a fallu également trouver une solution pérenne pour alimenter électriquement les équipements électroniques à cette altitude et avoir une réserve énergétique en cas de mauvais temps prolongé.

Accessible depuis un PC, un smartphone ou une tablette, le débit fait depuis le plus grand bonheur des chercheurs et, au-delà, de tous ceux qui franchissent le col du Galibier.




Bruno FOURNIER
Journaliste

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