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Les bords de Saône s'offrent un lycée à 5 M€

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Les bords de Saône s'offrent un lycée à 5 M€
© Atelier d'architecture Herrgott & Farabosc

Les premiers coups de pioche ont été donnés en juillet 2017 sur le site de l'ensemble scolaire Saint-Joseph, à Saint-Didier-sur-Chalaronne. Les premiers lycéens sont arrivés en septembre et les autres suivront au fil des travaux.

Ce n'est pas tous les jours qu'un nouveau lycée ouvre ses portes ! C'est pourtant ce qui vient de se produire à Saint-Didier-sur-Chalaronne. De la maternelle au Bac, l'ensemble scolaire Saint-Joseph, fondé en 1836 par les frères maristes et les sœurs de Saint-Joseph de Bourg-en-Bresse, permet à la jeunesse du Val-de-Saône de suivre une scolarité complète sans être forcée de s'expatrier. En septembre dernier, l'ouverture de la première classe de seconde a été célébrée comme un véritable événement à la frontière de l'Ain et du Rhône. Une deuxième classe de seconde, ainsi qu'une classe de première ouvriront à la prochaine rentrée. « Le projet est né d'un constat, explique Laetitia de Serres, directrice du collège et du nouveau lycée. Les élèves devaient s'en aller sur Mâcon, Lyon ou Bourg, car le lycée de Belleville était déjà surchargé. L'ouverture de deux collèges à Montceau (01) et à Saint-Jean-d'Ardières va encore accentuer la demande… Nous nous sommes entendus avec les pouvoirs publics. Nous avons les terrains (8 000 m2), et nos bâtiments peuvent être agrandis ».

Le chantier se déroule en quatre phases. « Nous avons commencé par la sécurisation des accès, poursuit Laetitia de Serres. Puis la mise aux normes et l'accessibilité, l'optimisation des locaux existants et enfin la construction des nouveaux bâtiments, qui s'ajouteront aux espaces modulaires donnés par la société Fermob ». Les lycéens disposent déjà d'une cafétéria confortable et d'un vaste lieu de détente, réalisés dans les règles de l'art par les architectes en charge de l'ensemble du projet : Julie Herrgott et Emilie Farabosc. « Leur cabinet est installé à Saint-Didier, insiste la directrice. Nous avons tenu à faire travailler des entreprises de la région. Le but est un mariage harmonieux entre l'ancien et le neuf. Trouver une unité a nécessité un énorme travail en amont, autant esthétique qu'éthique avec l'omniprésence du bois ».

À la rentrée 2019, un bâtiment exclusivement réservé aux lycéens ouvrira avec des salles de classe et un laboratoire. Les 1 980 nouveaux mètres carrés seront réalisés en 2021. Le coût total de l'opération s'élèvera à 5 M€. « Pour nous, il faut reconnaître que c'est un véritable défi, souligne Laetitia de Serres. Nous passons par la mobilisation de nos fonds propres et par l'emprunt sur quinze et vingt ans. Le conseil départemental nous subventionne pour la mise aux normes, et la Région pour le lycée. Les aides publiques sont plafonnées, mais l'action sur plusieurs années permet des dotations successives. Nous pensons également lancer un appel au mécénat à travers la fondation Saint-Mathieu pour l'enseignement catholique ».

En septembre, le lycée comptera 80 élèves. Ils seront 170 à la rentrée 2019, répartis dans trois classes de seconde, deux de première (L et S) et une de terminale. Quant au recrutement, il ne devrait pas poser problème : « Nous intéressons l'ensemble du Val-de-Saône, un peu la Saône-et-Loire, autour de la Chapelle-de-Guinchay, et les villes et villages du Beaujolais ».

Une dynamique partagée

Selon Laetitia de Serres, la réalisation d'un nouveau lycée à Saint-Didier-sur-Chalaronne profite à tout le monde. D'abord aux artisans locaux, largement sollicités. Puis aux équipes de l'établissement, qui emploie au total 54 personnes, dont 40 enseignants. « On a travaillé ensemble, on va y arriver ensemble !, souligne la directrice. Notre effectif s'adaptera en fonction de la montée en puissance du lycée. Nous avons déjà procédé à des adaptations au collège, en passant de six à cinq classes par niveau ». Le projet est également dynamisant pour le territoire. La communauté de communes et les villes de Saint-Didier et Thoissey ont vu d'un très bon œil sa réalisation. « Les agents immobiliers aussi, car le patrimoine est en train de prendre de la valeur ! », précise Laetitia de Serres.




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