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Les Canalisateurs du Sud-Est alertent sur le gaspillage d'eau

À la veille de leur assemblée générale, qui se déroulera le 22 juin à Châteauneuf-du-Pape, le syndicat a présenté les résultats d'une étude sur le suivi des pertes d'eau potable dans le réseau rhônalpin.
Les Canalisateurs du Sud-Est alertent sur le gaspillage d'eau
Séverine Renard - Le syndicat a développé un plan d'actions qui prévoit notamment de mieux informer les élus.

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Désireux d'établir un constat sur la gestion de l'eau en Rhône-Alpes, les Canalisateurs du Sud-Est (CSSE) ont fait appel à la CERC Auvergne-Rhône-Alpes, qui a passé au crible les données issues de la base SISPEA, l'observatoire sur les services publics d'eau et d'assainissement. L'analyse a permis de dresser un panorama précis des modes de gestion et d'organisation des services et de l'état du patrimoine.

« Aujourd'hui, 1 391 services gèrent l'eau en Rhône-Alpes, dont 1 088 services communaux et 303 services intercommunaux ou mixtes. Au niveau de la population couverte, la répartition est inversée, puisque 78 % de la population est alimentée par des services intercommunaux. Ce taux de couverture augmente de 6 points en un an », détaille Laurence Herbeaux, directrice de la CERC Auvergne-Rhône-Alpes. « Le basculement vers la gestion intercommunale résulte de la Loi NOTRe », complète Michel Réguillon, délégué régional Rhône-Alpes des CSSE. Concernant les modes de gestion, les trois-quarts des services sont en gestion directe, mais ne représentent que 45 % de la population. « La gestion déléguée est surtout présente dans le Rhône, la Loire et l'Ain », ajoute Laurence Herbeaux.

S'agissant de l'état du patrimoine, l'indice linéaire de pertes, soit le volume moyen d'eau perdu pour chaque kilomètre de réseau, s'établit à 3,8 m3/km/jour. « Les zones de montagne et les zones urbaines enregistrent les plus forts ILP. La quasi-totalité des départements est en progression sur cet indicateur », constate la directrice de la CERC régionale. Au niveau du rendement du réseau, il s'améliore mais reste élevé, puisque le niveau de perte est passé de 22,1 % en 2015 à 20,5 % en 2016. La Loire occupe la première place avec un rendement de 86,8 %, suivie du Rhône et de la Métropole de Lyon avec un rendement de 84,3 % et de l'Isère avec un rendement de 79,8 %. Le taux de renouvellement du réseau (pourcentage sur cinq ans) reste sous la barre des 1 %.

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