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Les confinés, sujet de recherche du CNRS

Le bien-être des personnes. Tel est, depuis une dizaine d'années, le sujet de recherche de Lise Bourdeau-Lepage au sein de l'UMR Environnement Ville Société du CNRS. Celle qui est aussi professeur en géographie à l'Université Lyon 3 a décidé de lancer une enquête nationale sur « Le confinement et ses effets sur le quotidien », sous la forme d'un questionnaire en ligne, et pour cause…
Les confinés, sujet de recherche du CNRS
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Objectif : comprendre comment les Français se sont adaptés aux contraintes imposées par le confinement lié au Coronavirus (conditions, rythmes et habitudes de vie, relations sociales). Le but étant de saisir l'impact sur leur bien-être et leur santé.

Les premiers résultats de l'enquête concernent les deuxième et troisième semaines de confinement, jusqu'au 7 avril. 9 232 personnes ont répondu au questionnaire (8 158 questionnaires complets et exploitables), avec une sur-représentation des Rhodaniens (37 %). On notera une bonne participation des Isérois (4,2 %), des Ligériens (2,6 %) et des Aindinois (2,2 %).

Plus d'excès... mais plus de sport !

Sans surprise, depuis le confinement, le nombre de personnes déclarant avoir un bon niveau de satisfaction de vie (égal ou supérieur à 7 sur une échelle de 1 à 10) a été divisé par deux, passant de 84 % à 42,7 %. Et ce, même si 94 % des personnes ayant répondu à l'enquête se sentent en sécurité chez elles.

45 % des femmes sont plus touchées par les insomnies que d'habitude, contre 31 % des hommes. Concernant la tristesse et l'irritabilité, ces proportions sont respectivement de 60 % et 42 %. 90 % des répondants sont plus inquiets pour leurs proches. Un peu moins d'un tiers des parents expriment un stress important face au fait de devoir faire l'école à la maison.

Alors qu'un peu plus d'un quart des 8 158 personnes se levaient après 7 h 30, elles sont plus des deux tiers depuis le confinement.

Presque la moitié des répondants ont modifié leurs habitudes alimentaires. Ainsi, un quart déclare consommer plus de boissons alcoolisées et près d'un tiers, faire plus d'écarts alimentaires. Ceci dit, une proportion non-négligeable de répondants s'est mis à mener des activités d'entretien physique à la maison : 61 % des hommes et 55 % des femmes pratiquent ainsi la gym, le vélo ou la musculation, contre 38 % et 32 % avant le confinement.

Une entraide dans un cercle « resserré »

Concernant les relations sociales, l'enquête révèle un doublement des personnes appelant des membres de leur famille tous les jours, un tiers ayant des contacts plusieurs fois par jour.

Les actions d'entraide et de solidarité se font d'ailleurs en priorité à destination des proches pour plus du tiers des répondants, contre 13,5 % seulement en direction d'un « public » élargi. Une grande majorité des répondants déclare utiliser davantage internet et ses dérivés.

Enfin, la plupart des sondés estiment que la période de confinement va avoir un impact sur la société. Plus des deux tiers pensent qu'elle va changer notre manière de vivre et de prendre en compte la préservation de l'environnement. Mais seulement un peu plus de la moitié considère qu'elle va entraîner des changements sur la façon de travailler.

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