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Les professionnels des matériels de BTP veulent séduire les jeunes

Les distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels de construction et de manutention peinent à recruter. Chaque année, 550 postes de techniciens de maintenance sont à pourvoir en Auvergne-Rhône-Alpes.
Les professionnels des matériels de BTP veulent séduire les jeunes
Séverine Renard - Les entreprises régionales cherchent à recruter 550 techniciens de maintenance chaque année.

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Les entreprises de distribution, location et maintenance d'engins et matériels de BTP ne pourront peut-être bientôt plus faire face à la demande. « D'ici deux ans, nous devrons freiner le nombre de machines vendues si nous n'arrivons pas à recruter de nouveaux techniciens, car nous ne voulons pas dégrader la qualité de service », confirme Ludovic Badey, directeur général du groupe HBI. Ce groupe familial, basé à Saint-Priest et spécialisé dans la location et la vente de matériels pour le BTP avec ses sociétés Framateq, Framateq Manutention, Badeyloc, Locamuc…, a commercialisé l'an dernier 1 900 machines. Pour entretenir et réparer les tractopelles, bulldozers, nacelles ou chariots élévateurs vendus ou loués, le groupe HBI emploie 120 techniciens sur un effectif total de 330 personnes, mais rencontre de plus en plus de difficultés à embaucher.

Pourtant, le métier a des arguments pour séduire. « À la sortie de son CAP ou Bac Pro, le jeune est embauché entre 1 800 et 2 100 €/brut et il est assuré d'avoir un emploi en CDI », souligne Ludovic Badey. En effet, tous les ans, quelque 1 500 postes de techniciens de maintenance sont à pourvoir en France, mais seulement 1 000 postes trouvent preneurs. « En Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont environ 550 postes qui sont proposés chaque année », ajoute Hervé Rebollo, délégué général de la Fédération des distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels de bâtiment, de travaux publics et de manutention (DLR). Pour faire connaître le métier et les besoins de recrutement, la fédération mène une tournée à travers toute la France. « Nous avons une image dégradée car nous sommes comparés au métier de mécanicien automobile qui est mal payé. On pense aussi souvent que c'est un métier salissant et très physique, alors que l'informatisation et l'électronisation rendent le travail moins dur et très intéressant, estime le directeur général du groupe HBI. Ce sont aussi des emplois fiables et non délocalisables car, même en cas de baisse d'activité, les entreprises maintiennent ces postes stratégiques, sans compter que le parc reste toujours à entretenir ».

Pour donner aux jeunes le goût du métier, des partenariats ont été signés avec plusieurs écoles. Dans la région, une dizaine d'établissements sont partenaires de la fédération DLR : les lycées Charpak à Châtillon-sur-Chalaronne, Chaplin à Décines, Porte des Alpes à Rumilly, les MFR de Crolles et Saint-Martin-en-haut, le CFA Unicem de Montalieu-Vercieu… « Mais les écoles doivent souvent fermer des classes par manque d'élèves », regrette Hervé Rebollo. Le groupe HBI multiplie les initiatives pour attirer les futurs techniciens. « Nous accueillons trente apprentis par an, à qui nous proposons un logement à titre gracieux et à qui nous garantissons un emploi à l'issue de leur formation », fait savoir Ludovic Badey. C'est ainsi qu'a été recruté Baptiste Fournier. En 2015, après deux ans d'apprentissage dans l'entreprise, il a été embauché en CDI. « J'aime ce métier très varié et le contact avec les clients », confie-t-il.

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