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Les promoteurs accueillent des publics en difficulté sur les chantiers

Après une première expérience concluante, la Ville de Villeurbanne et les promoteurs immobiliers renforcent leur engagement en faveur de l'insertion professionnelle dans le bâtiment.
Les promoteurs accueillent des publics en difficulté sur les chantiers
© Gilles Michallet / Villeurbanne

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En juin 2015, la Ville de Villeurbanne proposait aux promoteurs de signer une Charte pour une construction économiquement et socialement responsable. En mettant en place des clauses d’insertion, les signataires s’engageaient à favoriser l’emploi des publics en difficulté. Les onze acteurs immobiliers mobilisés (SLC Pitance, Adim Lyon, Nexity Promotion, DCB International, Kaufman & Broad, Vinci, SLCI Promotion, Les Nouveaux Constructeurs, Icade, Bouygues Immobilier, Onyx Promotion Immobilière) et les services de l’emploi de Villeurbanne tirent un premier bilan positif de cette action.
112 mises à l’emploi ont été menées : elles concernent 85 personnes et représentent 35 000 heures d’insertion. Les chantiers des programmes Adely New Campus, Sadena, Jardins des Senteurs… ont ainsi accueilli les publics ciblés. En tout, l’opération a porté sur 17 programmes de logements et bâtiments tertiaires réalisés à Villeurbanne. Les premiers bénéficiaires du dispositif ont été les demandeurs d’emploi de longue durée (29 %), les jeunes sans qualification (27 %) et les personnes au RSA (21 %). Mais cette action a également accompagné des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans et des personnes ayant fait l’objet d’une peine privative de liberté. « Ce dispositif fonctionne et c’est relativement simple à développer », encourage Philippe Lavigne, directeur général de SLC Pitance, dont les chantiers ont reçu des demandeurs d’emploi de longue durée et des personnes ayant purgé une peine de prison.
La répartition des volumes d’heures d’insertion montre que les contrats de travail temporaire d’insertion ont été les plus utilisés (56 %) devant les contrats de professionnalisation (28 %), les contrats de travail temporaire (11 %) et les recrutements (5 %). « Pour atteindre entre 3 % et 5 % d’heures de production destinées à l’insertion, les promoteurs peuvent sous-traiter un lot à une entreprise d’insertion, recruter directement ou faire appel à une mise à disposition par une structure d’insertion », rappelle Nicolas Dupont, référent emploi insertion à la Ville de Villeurbanne. Les personnes ayant travaillé en clause d’insertion sont environ 35 % à poursuivre sur d’autres chantiers avec clause d’insertion, et 25 % à être embauchées sous différentes formes de contrat.
Pour aller encore plus loin, dans « une ville où la construction immobilière est dynamique » comme l’a souligné le maire Jean-Paul Bret, sept nouveaux promoteurs ont signé la charte. Il s’agit de Promogim, Prestibat, Ogic, Cogedim Grand Lyon, BDP Marignan, UTEI et Nacarat.

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