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Lyon-Turin : la Métropole de Lyon se retire du Comité pour la Transalpine

La Métropole de Lyon vient de se retirer du Comité pour la Transalpine, qui milite pour la création du Lyon-Turin. Elle pointe des divergences de vue radicales.
Lyon-Turin : la Métropole de Lyon se retire du Comité pour la Transalpine
TELT

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Il y a de l'eau dans le gaz parmi les acteurs du Lyon-Turin. Alors que la question des voies d'accès au tunnel fait toujours débat, la Métropole de Lyon, elle, a décidé de trancher dans le vif en quittant le Comité pour la Transalpine.

Le Comité pour la Transalpine a "une approche par les infrastructures du problème des traversées alpines"

Une façon pour la collectivité lyonnaise de marquer son opposition au scénario privilégié par le Comité pour la Transalpine, plus favorable à la construction de nouvelles voies plutôt qu'à la réhabilitation des anciennes. "La Métropole de Lyon, dans le courrier adressé par le vice-président Jean-Charles Kohlhaas, regrette que le Comité pour la Transalpine n'ait eu de cesse, depuis sa création en 1992, de défendre une approche par les infrastructures du problème des traversées alpines", indique la collectivité dans un communiqué.

Selon la Métropole, "l’association a sans cesse dénigré les capacités et le potentiel de modernisation des lignes actuelles Dijon-Ambérieu-Chambéry-Modane et Sant-André-le-Gaz-Chambéry, tout comme elle a ignoré les nombreuses expertises pointant le déficit de rentabilité socio-économique et le coût environnemental du projet Lyon-Turin tel que défini à la fin des années 2000."

Une organisation "qui n’a prouvé ni son utilité ni sa capacité à tolérer le débat contradictoire"

Mais ça n'est pas tout puisque la Métropole de Lyon dénonce le fonctionnement même du Comité pour la Transalpine. Selon la collectivité, il mélange "intérêts publics et privés dans le but de faire pression sur le processus de décision en faveur d’une grande infrastructure nationale et européenne. Depuis 30 ans, la Métropole de Lyon a dépensé plus de 900 000 euros en cotisations, au service d’une organisation qui n’a prouvé ni son utilité ni sa capacité à tolérer le débat contradictoire argumenté au sein de ses instances."

Des tensions qui datent

En juin dernier, Jacques Gounon, président du Comité pour la Transalpine, avait reconnu dans les colonnes du Journal du BTP, des divergences avec les élus "écologistes, qui ont la volonté de ne pas lancer de grands projets, d’où les critiques que certains émettent sur la liaison Lyon-Turin".

Mais pour lui, pas de doute, il faut mettre les moyens. "Dès lors que le tunnel de base sera fini en 2030 / 2032, si celui-ci ne débouche pas côté français sur une liaison de même niveau en termes de capacités et de performances, nous serons confrontés à une véritable aberration, aussi bien sur les plans économique, écologique et intellectuel. Si on ne finalise pas intégralement un projet qui a été conçu comme un ensemble cohérent, on ne peut pas en tirer le meilleur profit ."

La Métropole soutient toujours le Lyon-Turin

Malgré son désengagement du Comité pour la Transalpine, la Métropole de Lyon a réaffirmé "son soutien au développement du transport ferroviaire entre la France et l’Italie."

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