AccueilIsèreMarjolaine Meynier-Millefert, députée de l'Isère : "Combiner l'environnement et le besoin de se loger"

Marjolaine Meynier-Millefert, députée de l'Isère : "Combiner l'environnement et le besoin de se loger"

La députée de l'Isère, Marjorie Meynier-Millefert, également vice-présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale et présidente de l’Alliance HQE-GBC, aborde l'année 2023 avec envie.
Marjorie Meynier-Millefert, députée de l'Isère.
DR - Marjorie Meynier-Millefert, députée de l'Isère.

Isère Publié le ,

Quels seront les grands défis du secteur de la construction en 2023 ?

Marjorie Meynier-Millefert, députée de l'Isère : Le premier défi restera l’appropriation des objectifs Zéro artificialisation nette (ZAN) par l’ensemble des acteurs. Les discussions vont se poursuivre entre le gouvernement, les élus locaux, et les acteurs de la construction. Ce sera notamment l’objectif du Conseil national de la refondation logement (dont je suis co-animatrice pour l’axe "transition écologique") que de combiner les contraintes environnementales avec le besoin de loger les Français à des tarifs abordables. La première édition du programme "Action Cœur de Ville" a convaincu les élus, il faudra poursuivre sur l’angle de la sobriété foncière.

"On augmente les objectifs car la pression climatique l’exige"

Le ZAN, ce n’est pas l’interdiction de construire ni de se développer. C’est un appel à la construction neuve et durable sur des friches ou des secteurs à forte demande résidentielle, à mieux actionner les leviers que nous connaissons déjà. C’est aussi un moyen de substituer notre paradigme économique fondé sur l’étalement urbain par un modèle reposant sur la consommation prioritaire du foncier existant.

Quel rôle doit jouer l’Etat pour tendre vers une construction plus durable ?

Je milite depuis longtemps pour un accompagnement de la montée en charge des acteurs de la filière pour la transition écologique. On augmente les objectifs car la pression climatique l’exige, et il n’est pas question de ralentir, mais il faut aussi rendre ces augmentations de rythme possibles et soutenables.

Une cartographie des ressources territoriales de matériaux bas carbone, biosourcés et géosourcés ainsi que les réseaux de professionnels capables de les mettre en œuvre serait bien utile"

Aujourd’hui, il y a un sentiment de pénurie de main d’œuvre qualifiée sur certains maillons de la chaîne ou dans certains territoires. Il faut donc promouvoir ces métiers dans l’enseignement secondaire, renforcer les dispositifs de transition professionnelle ou encore intégrer la thématique de la décarbonation dans les contenus de formation. Je n’ai rien inventé, ces pistes sont connues et soutenues ! Mais cela ne bouge pas autant qu’il le faudrait, il faut qu’on comprenne pourquoi.

Dans sa logique actuelle de réindustrialisation, l’Etat doit aussi s’assurer que toute la chaîne de la production à l’installation soit solide. On peut donner un exemple avec les objectifs de la RE2020 d’encourager l’utilisation de matériaux plus vertueux : une cartographie des ressources territoriales de matériaux bas carbone, biosourcés et géosourcés ainsi que les réseaux de professionnels capables de les mettre en œuvre serait bien utile ! Enfin, même si on sait faire beaucoup de choses, il faut continuer à investir dans la recherche et l’innovation !

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Ce que les acteurs du BTP imaginent pour 2023


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