AccueilIsèreDans l'Isère, Aplomb renoue les fils du réemploi

Dans l'Isère, Aplomb renoue les fils du réemploi

Aplomb38 expérimente et réussit, avec sa plate-forme Ecomat38, dans le réemploi sur des chantiers de grande ampleur. Détails.
Sur le chantier du Cadran Solaire, à La Tronche, près de Grenoble
©photo-film-Raphaël-Lassablière-Myrealprod - Sur le chantier du Cadran Solaire, à La Tronche, près de Grenoble

Isère Publié le ,

Dès 2009, l’association Aplomb38 est fondée par une petite bande d’amis travaillant dans bâtiment, dans le but de dispenser de la formation en bâti ancien et restauration du patrimoine.

Puis, vers 2015, avec la montée en puissance de la notion de circuit court, et la prise de conscience de la décarbonation dans la construction : "La question s’est posée plus fortement des déchets du bâtiment, nous avons ouvert notre plate-forme de réemploi en 2017, se souvient Bruno Jalabert, co-directeur. L’activité s’est vite développée, correspondant à une demande et à des questions des professionnels en formation…"

Dans la logique de la construction durable et de l’économie circulaire qui lui est chère, Aplomb38-qui aujourd’hui emploie 24 salariés et atteint 1,2M€ de chiffre d’affaires-a développé Ecomat 38.

260 tonnes revendues

Cette plate-forme située à Saint-Appolinard (Isère/Saint-Marcellin), propose des matériaux de réemploi issus de la déconstruction sélective de bâtiment dans sa matériauthèque. Le diagnostic ressource, la déconstruction sélective et la transformation de matériaux sont également des activités d’Ecomat.

"En 2021, nous avons accompli un important chantier expérimental durant 8 mois, qui a valeur d’exemple pour nous, avec la déconstruction du site du Cadran Solaire à la Tronche (près de Grenoble). Contacté par Eiffage sur ce chantier de démolition d’un ancien centre de santé militaire de 4 hectares, nous avons pu curer quatre bâtiments sur 13 (les autres ayant été détruits), nous avons monté un magasin de chantier, employé 15 à 20 personnes sur site, et pérenniser 5 CDI par la suite…"

Les éléments récupérés sont principalement les pierres, les tuiles, les bois de charpente, les métaux mais aussi des paillasses d’ancien laboratoires, les sanitaires…

Au total, ce furent 318 tonnes détournées de la benne, et 260 tonnes revendues : "Ce qui n’a pas été revendu est parti sur notre plateforme", conclut Bruno Jalabert.

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