AccueilActualitésMichel Bailleul (L'Auxiliaire) : "Anticiper la reprise"

Michel Bailleul (L'Auxiliaire) : "Anticiper la reprise"

A la tête de la division Production de l'Auxiliaire depuis 2011, Michel Bailleul a été nommé directeur des opérations d'assurances au mois de février 2021. Rattaché directement à Gilles Martin, directeur général adjoint, il supervise toujours la division Production, mais également la division Études juridiques et le pôle Expertise.
Michel Bailleul (L'Auxiliaire) :

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Quel est le rôle de ce pôle Expertise qui est désormais intégré dans votre périmètre ?

"Le pôle Expertise réunit une spécialiste de l'assurance Dommage aux biens, qui va visiter les entreprises pour faire l'audit des risques, et deux ingénieurs bâtiment, qui ont un passé professionnel sans aucun rapport avec l'assurance. Ils ont été recrutés pour apporter leurs compétences sur les procédés particuliers qui peuvent être employés par les entreprises de la filière, mais aussi pour aller auditer certaines structures lorsque nous avons besoin d'informations supplémentaires sur des risques très particuliers.

Toutes ces personnes sont réellement des appuis techniques pour nos équipes commerciales, mais aussi pour nos services internes. Mais au-delà de ce pôle Expertise, j'ai également la division Juridique dans mon périmètre. Elle est en charge de la veille juridique pour tout ce qui concerne nos documents contractuels et elle vérifie également que nous ne sommes pas en contradiction avec la réglementation dans nos procédures et nos process.

L'ensemble de ces équipes, y compris le pôle Expertise, seront amenées à travailler à l'élaboration des nouveaux contrats que nous serons susceptibles de commercialiser à l'avenir. Lorsque je dis cela, je ne pense pas bien entendu aux contrats de chaque sociétaire, mais à l'offre en elle-même."

Est-ce que des problématiques particulières apparaissent chez vos sociétaires et avez-vous un regard plus attentif sur certaines situations ?

La forte diminution du nombre de redressements et de liquidations judiciaires est l'un des effets de bord de la crise que l'on pourrait qualifier d'anachronique. Bien évidemment, cette évolution est liée à la mise en place des fameux PGE. C'est une bonne chose à l'instant T, mais il faut bien être conscient que des difficultés apparaîtront une fois que les entreprises devront rembourser ces aides. Ceci étant dit, je ne veux surtout pas me montrer pessimiste, car nous avons aussi un effet report d'une partie de l'activité économique.

Certaines entreprises ont reporté leurs investissements, des particuliers ont également mis leurs travaux en sommeil... Lorsque l'activité va redémarrer presque normalement, ces volumes d'activité temporairement abandonnés seront relancés et permettront aux entreprises de rembourser leurs prêts.

Est-ce que vous vous préparez malgré tout à une situation plus tendue dans les prochains mois ?

Pour ce qui concerne mon périmètre, comme je gère des équipes de back office, nous n'avons pas ce souci. L'activité est déjà très soutenue. Mes équipes sont fortement sollicitées pour des actes de gestion à réaliser au niveau des dossiers de certains clients qui nous font remonter des demandes particulières.

Il s'agit en fait d'intégrer par avenant certaines opérations qui n'étaient pas prévues dans les contrats. Ces opérations sortent du périmètre du contrat dont les entreprises sont titulaires, donc cela nous amène à examiner de nouveau les dossiers techniques. D'autre part, nous avons parmi nos clients de nombreux bureaux d'études techniques, bureaux de maitrise d'œuvre, bureaux d'études fluides... qui interviennent très amont des opérations et qui ont beaucoup de travail actuellement, justement parce que certains investisseurs anticipent la reprise.

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