AccueilVU-EnginsMobilités des artisans : Rakor Plomberie, sur une, deux ou trois roues électriques

Mobilités des artisans : Rakor Plomberie, sur une, deux ou trois roues électriques

Benoît Quettier, qui a créé Rakor plomberie à Lyon 8e en 2015, est l’un des précurseurs du déplacement léger en triporteur et à vélo cargo. "Peut-être le précurseur", dit-il sans fausse modestie.
Mobilités des artisans : Rakor Plomberie, sur une, deux ou trois roues électriques

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Après plus de sept ans d’exploitation, Benoît Quettier et son équipe ont une flotte de quatre vélos-cargos, un triporteur, une remorque et deux gyroroues. En préalable à tout déplacement, Benoît Quettier pratique une visio-conférence avec le client pour bien identifier le problème.

En fonction de la visio., il prend la décision d’utiliser le triporteur, le vélo, ou la gyroroue : "J’ai bien conscience des limites de ce mode déplacement, affirme-t-il. On ne peut pas transporter, par exemple, une paroi de douche avec un vélo-cargo. Je ne peux pas faire de la pompe à chaleur. La livraison sur chantier existe mais elle est encore chère et les créneaux horaires sont trop larges, on ne peut pas attendre plusieurs heures sur place. Ça peut se concevoir sur des chantiers à la journée. Mais sur un dépannage on ne peut pas être dépendant d’une livraison…".

En cas d’élément lourd, et surtout encombrant (comme la paroi de douche), exceptionnellement, Rakor plomberie utilise son véhicule thermique : "Mais c’est une perte de temps et trop de complications", concède Benoît Quettier.

En milieu urbain dense, les véhicules sur une, deux et trois roues électriques légers ont fait leur preuve et permettent à Rakor plomberie de bien vivre son activité : "A vélo, on s’affranchit des péages, des stationnements, on a des trajets spécifiques. En revanche, la distance entre en jeu, nous sommes basés dans le 8e. Si je devais aller à Caluire pour changer un joint de robinet, ce ne serait pas rentable."

Des vélos-cargos mal adaptés

Le déplacement de l’artisan et du professionnel du bâtiment à vélo ou triporteur électrique en milieu urbain est encore débutant, mais avec l’entrée en vigueur des zones à faible émission (ZFE) et la densification des villes, il fait partie des solutions d’avenir : "Mais il doit s’accompagner d’un changement de façon de consommer, y compris pour ses dépannages, pour rester en proximité", insiste Benoît Quettier.

Le déplacement à vélo des professions du bâtiment reste forcément limité, même s’il se développe : "Il y encore un frein culturel, il faut reconnaître que les artisans sont très attachés à leurs camions, et certaines professions, comme les carreleurs, ne peuvent pas porter leur carrelage, c’est beaucoup trop lourd…"

"Déçu par la fiabilité des vélos cargos"

Benoît Quettier aime Lyon, où il est arrivé en 2007 : "Après ma reconversion professionnelle dans la plomberie, je voulais travailler en ville, à Lyon. Plus tard, j’ai acheté un triporteur lyonnais Freegône dont je suis très content (lire par ailleurs). En revanche, je suis déçu par la fiabilité des vélos cargos. Les artisans ont besoin de véhicules robustes conçus pour des professionnels qui roulent beaucoup, les freins ne sont pas adaptés pour des charges lourdes, nous avons beaucoup trop d’heures de maintenance, la plupart des vélos cargos sont conçus pour les particuliers, pour le transport d’enfants ou aller faire les courses… Quelques concepteurs travaillent sur des machines pour les artisans, mais c’est encore un marché de niche".

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