AccueilRhôneMon Toit et Moi, la surélévation comme solution à la densification

Mon Toit et Moi, la surélévation comme solution à la densification

La filiale du groupe lyonnais Adamia répond au manque de foncier dans les secteurs tendus en élevant les bâtiments de quelques étages, afin d'offrir de nouveaux logements.
Mon Toit et Moi, la surélévation comme solution à la densification
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Rhône Publié le ,

La loi Alur de 2014 a relancé l'activité de surélévation d'immeubles. « La surélévation a connu son âge d'or durant la première moitié du XXe siècle, où environ 20 000 projets ont vu le jour. Le phénomène s'est ralenti après-guerre, quand il s'agissait de reconstruire les villes, puis presque stoppé avec la loi de 1965 fixant un vote à l'unanimité des copropriétaires pour concrétiser un projet de surélévation », explique Mickaël Teboul, pdg du promoteur Adamia. En abaissant le seuil de vote à 51 % des copropriétaires dans les zones tendues, la loi Alur a ouvert de nouvelles perspectives pour cette activité. Le groupe Adamia s'est donc lancé sur le marché de la surélévation en créant, en 2015, Mon Toit et Moi.

Alors que l'offre de logements dans les grandes villes ne permet pas de satisfaire la demande, Mon Toit et Moi apporte une réponse par la densification. En effet, élever de quelques étages un immeuble permet de mettre sur le marché de nouveaux logements sans avoir besoin de foncier. « Nous construisons sur le bâti existant en occupant l'espace libre vertical. Nous offrons ainsi des logements là où les personnes travaillent. Il y a donc une vraie considération écologique. Les ménages n'ont pas à s'exiler en périphérie pour se loger, et donc à polluer pour se déplacer jusqu'à leur lieu de travail », affirme Laurent Billirat, directeur commercial de Mon Toit et Moi.

L'entreprise développe actuellement douze projets à Paris, Lyon et Nice. « Notre objectif est de créer 20 000 m2 par an, soit environ 150 logements dans ces trois secteurs », fait savoir le directeur commercial. Les activités se concentrent dans les territoires où le marché résidentiel est tendu, car le coût d'une surélévation est élevé. « Les travaux coûtent 1,5 à 2 fois plus cher que pour une opération de promotion classique », souligne Laurent Billirat.

Un bien valorisé jusqu'à 30 %

Pour repérer des « dents creuses », arpenter les rues et consulter Google Earth peuvent être une solution, mais Mon Toit et Moi travaille aussi avec les régies qui lui soumettent des dossiers. Un projet de surélévation génère, pour les copropriétaires, une rentrée financière grâce à la vente des droits à surélever. « Pour toutes nos opérations, nous réalisons une rénovation globale de l'immeuble, de la façade au toit en passant par la construction d'un ascenseur, l'amélioration de la performance énergétique et la remise en état des communs », ajoute Laurent Billirat. Le bien est valorisé de l'ordre de 5 à 10 %, voire jusqu'à 30 % pour les immeubles particulièrement décrépits.

Avec son équipe de onze personnes, dont une majorité de développeurs, Mon Toit et Moi gère les projets de A à Z, de l'étude de faisabilité jusqu'à la livraison et la commercialisation des nouveaux appartements. De douze à dix-huit mois sont nécessaires avant le démarrage des travaux, notamment pour l'étude de faisabilité qui étudie la nature du bâti et des fondations et la qualité du terrain. Ces éléments doivent pouvoir supporter deux ou trois étages supplémentaires.

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