AccueilSavoiePatrimoine de Savoie : au fort Victor-Emmanuel, les bénévoles font revivre la grande Histoire

Patrimoine de Savoie : au fort Victor-Emmanuel, les bénévoles font revivre la grande Histoire

Depuis 50 ans, des bénévoles prennent part à la restauration des sites de la barrière défensive de l’Esseillon, en Savoie. Immersion à Aussois, en plein cœur du fort Victor-Emmanuel, qui s’offre une seconde jeunesse.
Patrimoine de Savoie : au fort Victor-Emmanuel, les bénévoles font revivre la grande Histoire
DR - Le fort Victor-Emmanuel est composé de huit bâtiments et pouvait accueillir une garnison de 1 500 hommes

Savoie Publié le ,

Piquer, piocher, gratter… et recommencer, toute la journée. Au premier abord, le quotidien des forçats du fort Victor-Emmanuel, gigantesque bâtisse située à Aussois, à quelques encablures de Modane en savoie, n’a rien de très reluisant. Surtout lorsque le travail se fait sous un soleil de plomb comme c’est le cas en ce mois d’août.

Des bénévoles au chevet du fort Victor-Emmanuel

Mais, à y regarder de plus près, l’humeur n’est pas vraiment à la morosité où à la plainte. Au contraire, ça chante, ça se vanne, ça rigole. Normal, sur ce chantier de restauration, tout le monde est bénévole. "Ils sont venus en connaissance de cause, plaisante d’ailleurs Thierry Kuta, responsable du chantier et représentant de l’AFE (Association des forts de l’Esseillon) qui, chaque année, pilote les travaux du fort Victor-Emmanuel, à Aussois. Dès le départ, on leur dit que c’est physique et un peu fastidieux."

Pourtant, chaque année, les volontaires sont toujours là. Mieux, ils viennent parfois des quatre coins du monde. "Même si, depuis deux ans, on a un peu moins d’étrangers avec le Covid."

Le fort Victor-Emmanuel, un chantier sans fin

Dans cette équipe hétéroclite de manœuvres bénévoles, tous logés à quelques centaines de mètres du fort, des jeunes, quasi exclusivement. "On a régulièrement des étudiants qui viennent faire leur stage ouvrier d’architecte, explique Thierry Kuta. Certains viennent pour se rendre utile. D’autres veulent simplement vivre une expérience humaine. De toute façon, on ne demande aucune compétence. Juste de la bonne volonté."

Chaque jour, le rituel est immuable. "On démarre à 9 h, à la fraîche. Et à 14 h, on arrête. Après, c’est quartier libre même si on organise régulièrement des activités. Et le dimanche, c’est relâche."

Un mode de vie en communauté et un planning qui ont très peu bougé depuis la création de l’Association des forts de l’Esseillon, en 1972. "A l’origine, c’est un groupe de Parisiens, un peu soixante-huitards, qui est tombé amoureux de ce patrimoine. Ils ont voulu redonner vie à ces forts à travers des chantiers d’été."

Le reste de l'article et toutes les photos à découvrir dans notre édiiton papier du jeudi 11 août

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