AccueilActualitésPhilippe Lansard, FFB Aura : "J'ai vécu un mandat atypique"

Philippe Lansard, FFB Aura : "J'ai vécu un mandat atypique"

C'est ce jeudi 8 décembre que Philippe Lansard cède son fauteuil de président de la Fédération française du bâtiment Auvergne-Rhône-Alpes. L'occasion de revenir sur un mandat pas vraiment comme les autres.
Philippe Lansard, FFB Aura.
DR - Philippe Lansard, FFB Aura.

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Vous aviez la possibilité de repartir pour un nouveau mandat de trois ans à la tête de la FFB Aura. Pourquoi faire le choix de passer la main ?

Effectivement, nos instances nous autorisent à faire un mandat de trois ans renouvelable une fois. Mais pour moi, ça n'aurait pas été logique. J'ai cédé mon entreprise et, même si je reste en activité comme directeur général, dans quelques temps, je ne serai plus dans l'opérationnel. Or, pour moi, un président d'une organisation comme la FFB Aura doit être totalement en activité, pour représenter au mieux sa profession. Donc j'ai fait le choix de laisser ma place au 1er janvier (NDLR : si le nouveau président sera élu ce 8 décembre, il n'entrera en fonction que le 1er janvier 2023).

Quel bilan tirez-vous de ces trois ans de mandat ?

J'ai été élu en fin d'année 2019, avec un projet de mandat très dense, et beaucoup de choses que je souhaitais mener à bien. Malheureusement, le Covid est venu perturber tout ça. Nous avons dû gérer une situation exceptionnelle, dans l'urgence, pour accompagner au mieux les entreprises du BTP. Ça a été une expérience forte. Mais ça nous a aussi obligé à revoir notre plan de mandature. On n'a pas pu faire la moitié des choses que l'on avait prévu. C'est un peu frustrant.

Avec le recul, retirez-vous du positif de cette période Covid très difficile pour les entreprises du BTP ?

Lors du mandat précédent de Gilles Courteix, il avait fallu gérer la fusion entre l'Auvergne et Rhône-Alpes, deux territoires avec des enjeux différents. Ça n'était pas toujours simple. Mais avec la crise Covid, on a vu une vraie solidarité naître entre les deux ex-régions.

"Président de la FFB Aura, une fonction plus institutionnelle"

Avant d'être élu président de la FFB Aura, vous étiez à la tête de la Fédération BTP 74. Quelles différences y-a-t-il entre ces deux postes ?

Lorsque l'on préside une chambre départementale, on est chaque jour au contact des adhérents, puisque les entreprises sont liées directement à leur département. Quand on est président régional, on est plus dans l'institutionnel. On est en charge de l'animation du réseau de fédérations départementales. C'est très différent, mais aussi très riche et j'ai vraiment apprécié.

Si vous ne deviez retenir qu'un seul souvenir de vos trois ans à la tête de la FFB Aura, ça serait quoi ?

La diversité des territoires qui composent la région. Le Cantal, ça n'est pas le Rhône, la Haute-Savoie, ça n'est pas le Puy-de-Dôme. Pourtant, malgré tout, j'ai vu naître une vraie solidarité entre chaque département. C'est d'ailleurs une fierté pour moi. Je pense que nous avons réussi à consolider le fonctionnement de notre organisation et à solidifier cette fusion de 2017. Aujourd'hui, il y a une vraie identité pour la FFB Aura.

Quel conseil donneriez-vous à votre successeur ?

Deux mots d'ordre pour lui selon moi : continuité et développement. Il faudra qu'il s'appuie sur le socle de la FFB Aura, qui est solide, tout en enclenchant une nouvelle dynamique. Mais je n'ai pas trop de crainte là-dessus, il le fera. Sauf surprise, le nouveau président sera issu du comité directeur, donc il pourra être opérationnel immédiatement.

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