AccueilRhônePierre Meffre / CNR : « Orienter le plus possible les opérations de voie d'eau »

Pierre Meffre / CNR : « Orienter le plus possible les opérations de voie d'eau »

À l'occasion des 80 ans du Port Lyon Edouard Herriot, fêtés en octobre dernier, Pierre Meffre, directeur Valorisation portuaire et Missions d'intérêt général, décrypte les nouveaux enjeux de cette infrastructure urbaine tournée à la fois vers le fleuve et la métropole.
Pierre Meffre / CNR : « Orienter le plus possible les opérations de voie d'eau »

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Qu'intègre votre mission de valorisation du port en particulier ?

Nous devons démontrer que le port reste attractif pour les clients, avec l'exigence d'utiliser des modes massifiés, c'est à dire regrouper des biens afin de les expédier par lots. Il s'agit du premier port industriel sur le Rhône, un site logistique tri-modal stratégique qui joue un rôle crucial dans les échanges commerciaux Rhône-Saône-Méditerranée. En 2017, plus de 12 millions de tonnes de marchandises ont été acheminées.

Reste-t-il de l'espace à commercialiser ?

Il ne reste pour l'heure qu'un hectare de libre pour l'activité vrac/BTP et cinq hectares sont d'ores et déjà préemptés dans le cadre du projet d'hôtel de la logistique urbaine.

Quel est l'objet de cet hôtel de la logistique urbaine ?

Ce vaste entrepôt connecté de 40 000 m2 doit rendre la desserte de Lyon plus propre et plus durable en mutualisant la manutention des marchandises et en optimisant les flux de distribution au cœur de la métropole via le recours à des véhicules propres (électrique, gaz naturel ou hydrogène). Ce programme s'inscrit pleinement dans la perspective de mise en place de la zone de faible émission (ZFE) à partir de 2019 dans la métropole.

Comment se portent les principales activités du port ?

Nous notons une baisse des activités de terminaux à conteneur de 6 % (ndlr : opérations de chargement/déchargement) par rapport au report modal sur Marseille. Nous travaillons justement avec les autorités portuaires phocéennes pour orienter les clients vers le fleuve. Notre objectif est d'atteindre une part de 10 à 12 %. L'arrivée d'un nouveau portique en 2019 devrait nous permettre d'y parvenir. Les granulats et les déchets restent par ailleurs des activités dynamiques au sein de la plateforme. Le Port de Lyon, c'est aussi une activité historique de dépôt des hydrocarbures, alimentée par un oléoduc relié directement à Fos-sur-Mer.

Quel est l'objectif du schéma directeur, dont le port fait l'objet ?

L‘idée est d'inscrire le port dans une logique prospective (2030-2050), à travers ce schéma élaboré en collaboration avec l'État, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Métropole de Lyon, les villes de Lyon et de Saint-Fons, Voies Navigables de France et CNR. L'objectif étant de déterminer les principaux enjeux, les investissements nécessaires pour que le port reste compétitif. Déjà trois grandes ambitions se dégagent : un port de toutes les énergies, connecté à la métropole et intermodal au cœur de l'axe Méditerranée Rhône Saône.

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