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Plaine de l'Ain : peut-être bientôt un nouveau barrage-pont sur le Rhône

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Plaine de l'Ain : peut-être bientôt un nouveau barrage-pont sur le Rhône
DR - Le député Charles de la Verpillière défend l'idée d'un pont supplémentaire sur le Rhône entre les départements de l'Ain et de l'Isère à hauteur de la Plaine de l'Ain

L'annonce du député de l'Ain et conseiller départemental Charles de la Verpillière a reçu un accueil très favorable en session du Département.

HydroQuest, les CMN (Constructions mécaniques de Normandie) et CNR (Compagnie nationale du Rhône) viennent d'annoncer qu'elles mettaient fin à leur projet commun d'installation d'une ferme pilote de trente hydroliennes dans les gorges du Rhône, lancé en 2017 à l'aval du barrage de Génissiat. Une première mondiale de par sa dimension et sa complexité.

Les incertitudes qui enveloppaient ce programme expérimental très attendu ont finalement eu le dernier mot au regard du niveau de puissance (plus de 2 MW). Certains risques étaient notamment liés à la localisation choisie pour l'implantation des hydroliennes : un secteur très encaissé du Haut-Rhône, situé entre les aménagements CNR de Génissiat et de Seyssel, sur un linéaire d'environ 2 km. « Les contraintes de sites induisent un productible insuffisant et des pertes d'exploitation trop importantes à l'usine hydroélectrique de Génissiat », expliquent les techniciens.

Dans un communiqué, les trois partenaires soulignent que, « malgré son arrêt, ce projet constitue une nouvelle étape du développement de la filière hydrolienne française en ayant permis à la fois de concevoir une nouvelle génération d'hydroliennes fluviales et de mettre au point les premiers outils au monde de caractérisation des sites à équiper. Cette décision ne remet en aucun cas en cause la technologie des hydroliennes fluviales, qui connaît par ailleurs un développement prometteur en France et à l'international et dont la version marine prouve actuellement ses performances au large des côtes bretonnes ».

Essentiel pour la Plaine de l'Ain

Au moment où le trio annonçaient son intention de jeter l'éponge, le député de l'Ain et conseiller départemental du canton de Lagnieu, Charles de la Verpillière, intervenait en session publique du conseil départemental pour interpeller le président Jean Deguerry au sujet du projet de barrage de CNR sur le Rhône, à hauteur des communes de Saint-Vulbas et Loyettes, au cœur de la Plaine de l'Ain.

Le parlementaire a tout d'abord rappelé que la concession de l'aménagement du Rhône, confiée à CNR en 1934, s'achèvera le 31 décembre 2023. Une procédure est lancée pour la prolonger de dix-huit ans, soit jusqu'au 31 décembre 2041. Durant la période de prolongation, la Compagnie nationale du Rhône devra réaliser 500 M€ d'investissements supplémentaires. Selon Charles de la Verpillière, « il est notamment envisagé de créer un barrage et une usine hydroélectrique entre Saint-Vulbas et Loyettes, en face de Saint-Romain-de-Jalionas dans l'Isère. Le coût est estimé à 230 M€. Cela signifie que près de la moitié des 500 M€ d'investissement pourrait être réalisée chez nous dans l'Ain. La puissance installée serait de 37 MW pour une production moyenne d'électricité 100 % renouvelable estimée à 140 GWh ».

Améliorer le trafic routier

Le député bugiste est ensuite rentré dans le détail : « Selon mes informations, il s'agirait d'un « barrage au fil de l'eau ». Ce qui signifie qu'il n'y aura pas de retenue en amont et que l'emprise sur les terres agricoles sera donc très faible. Les études porteront notamment sur la compatibilité du projet avec la centrale nucléaire EDF en amont ».

Il a ensuite ouvert des horizons en termes d'investissements structurants pour cette partie du territoire : « Outre son intérêt écologique et économique, ce barrage serait une formidable opportunité pour notre collectivité départementale dans le cadre de sa compétence routière. En effet, ce pourrait être un « barrage pont » qui permettrait de relier les deux rives du Rhône, dans un secteur où les franchissements sont très insuffisants. Sur une vingtaine de kilomètres, il n'y a que deux ponts, celui de Lagnieu et celui de Loyettes. Seul le second est accessible aux convois exceptionnels. Or, il est en pleine agglomération. La circulation est très difficile, avec des nuisances importantes. Et le trafic est en forte croissance car c'est le lien entre le Parc industriel de la Plaine de l'Ain et les zones d'activités de Saint-Exupéry et du Nord Isère ». La réponse du président Jean Deguerry n'a pas tardé : « Le Département soutiendra bien entendu ce projet de pont sur le Rhône ».




Jean-Marc PERRAT
Journaliste

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