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Pont de Fleurville : le projet de nouveau compromis

Une nouvelle étape judiciaire vient d’être franchie dans le dossier de la construction du nouveau pont de Fleurville qui devrait enjamber la Saône et relier les départements de l’Ain et de Saône-et-Loire.
Pont de Fleurville : le projet de nouveau compromis

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Le tribunal administratif vient de mettre un nouveau coup de frein au projet motivé dans un premier temps par le mauvais état de l’ouvrage actuel, construit en 1899 et victime d’une importante corrosion provoquée par le poids des années et la densité de la circulation, déjà alternée sur une seule voie depuis des années. Le pont est emprunté quotidiennement par près de 7 000 véhicules dont près de 300 poids-lourds de moins de 26 tonnes (limitation de tonnage décidée en 2013).

Pont de Fleurville : une atteinte à l'environnement selon ses opposants

Pendant le précédent mandat, le Conseil départemental de l’Ain avait convaincu son voisin de Saône-et-Loire de le suivre dans ce projet cofinancé à hauteur de 22 M€. La réalisation de ce nouveau pont, baptisé du nom de l’ancien président de la République Jacques-Chirac avant même le premier coup de pioche, ne faisant pas que des heureux, la justice a rapidement été saisie.

L’ouverture des travaux prévus pour durer environ 20 mois a rapidement été suspendue, une enquête publique provoquée par les opposants mettant en avant une atteinte à l’environnement. Réuni en session, le Conseil départemental de l’Ain avait remis le dossier sur les rails, mais de nouveau, des réserves ont été émises, cette fois au sujet de la protection de plusieurs espèces animales et végétales.

L’intérêt public majeur"

Il y a quelques jours, le rapporteur public a enfoncé le clou en demandant la suspension de l’arrêté inter-préfectoral du 28 juin 2021 signé par les préfets de la Saône-et-Loire et de l’Ain- qui accordait l’autorisation environnementale destinée à la construction du pont de Fleurville sur le motif de "l’intérêt public majeur".

Dans un communiqué, le Département de l’Ain exprime "son profond désaccord sur le fond. Alors que ce projet étudié du point de vue sécurité, environnement et mobilité douce, est à l’évidence d’intérêt général, le rapporteur public a choisi de demander son arrêt sur la foi des critiques d’une association politisée, qui a choisi de méconnaître les réalités de la vie quotidienne des deux côtés de la Saône."

Cette suspension demandée par le rapporteur public aura, selon les élus de l’Ain, "des répercussions importantes sur la vie quotidienne des habitants et sur la vie économique des deux territoires." Ils ajoutent que "le pont actuel, sous surveillance renforcée, ne permet plus une circulation des habitants et des marchandises en toute sécurité. Il fait l’objet d’une surveillance constante. La reconstruction d’un pont neuf de 272 mètres de long et 12 mètres de largeur permettrait une circulation à double sens, à une vitesse accrue (70 km/h). Elle autoriserait le transit de poids lourds jusqu’à 44 tonnes et permettrait les mobilités douces (vélo et piéton). Il s’agit donc d’un enjeu majeur pour le territoire."

Dans l’attente de la décision de la justice, l’Ain et la Saône-et-Loire se concerteront pour analyser les conséquences d’une éventuelle suspension du projet. Et en cas de décision défavorable du Tribunal administratif, le Département de l’Ain affirme se réserver le droit de faire appel.

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