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Pont de Fleurville (Jacques-Chirac) : l'Ain et la Saône-et-Loire adaptent leur projet

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Pont de Fleurville (Jacques-Chirac) : l'Ain et la Saône-et-Loire adaptent leur projet

Les deux Départements ont été forcés de revoir leur copie pour obtenir l'autorisation environnementale de débuter les travaux.

Parce que le pont de Fleurville, rebaptisé depuis peu pont Jacques-Chirac et construit en 1899, ne répond plus aux besoins des usagers, les Départements de l'Ain et de Saône-et-Loire ont décidé sa reconstruction. D'un montant de 20 M€, financée à 55 % par le Département de l'Ain et à 45 % par celui de la Saône-et-Loire, la réalisation de l'ouvrage constitue un enjeu pour la sécurité des usagers, mais aussi un investissement structurant pour les deux collectivités. « Il s'agit d'un projet majeur pour développer l'économie locale et les échanges entre les deux rives de la Saône » précise-t-on au conseil départemental de l'Ain.

Une enquête publique a été menée l'été dernier pour obtenir l'autorisation environnementale de débuter les travaux dans les meilleurs délais. Mais le 18 septembre, le commissaire enquêteur a émis un avis défavorable sur le choix de la solution retenue. Le projet a donc dû être retravaillé, complété et enrichi pour tenir compte des attentes des riverains et des acteurs locaux. La nouvelle copie a été proposée lors d'une réunion publique de concertation, organisée conjointement par les deux Départements à la salle des fêtes de Pont-de-Vaux.

Le trafic enregistré sur l'ouvrage est d'environ 6 711 véhicules par jour dont 295 poids-lourds. Le pont Jacques-Chirac ne répond plus aux besoins de mobilité (gabarits routier et fluvial inadaptés, circulation alternée, trottoirs insuffisants, corrosion importante, aciers fragiles, pièces métalliques tordues sous le choc de véhicules...). Des inspections détaillées et des études structurelles ont déjà conduit par le passé à limiter l'ouvrage à un tonnage de 26 tonnes et à réduire la chaussée (trois mètres de large), ce qui, depuis, pénalise fortement l'économie locale.

Reconstruire plutôt que rénover

Selon les techniciens du Département de l'Ain, « le maintien de la situation actuelle conduirait à court terme à des mesures de circulation encore plus restrictives avant qu'une rupture de certains assemblages ne nécessite une fermeture définitive et durable de l'ouvrage par mesure de sécurité. Une coupure de la circulation provoquerait un report du trafic sur les ponts les plus proches. Emprunter le pont d'Uchizy n'offrirait pas toutes les garanties de sécurité. Opter pour le pont de Mâcon sur l'A40 entrainerait une déviation d'une quarantaine de kilomètres. Reste le pont de Tournus, un itinéraire qui imposerait une déviation d'une trentaine de kilomètres. »

Le nouveau projet semble être le meilleur compromis, aussi bien en termes techniques, qu'en matière de coût et de respect de l'environnement. Long de 272 m, large de 12 m, il comptera quatre travées et deux voies routières de 3,50 m. Un trottoir de trois mètres pour les modes doux permettra de relier la voie bleue en Saône-et-Loire et le chemin de halage du canal de Pont-de-Vaux. L'ancien pont sera démoli et les berges reconstituées.

La possibilité de restaurer le pont historique a également été analysée. Mais selon les spécialistes, « le coût avoisinerait celui d'une reconstruction sans une bonification environnementale. Un nouvel ouvrage, plus large en amont, permettrait de restituer aux rives une grande partie de sa capacité naturelle, l'ouvrage actuel étant aujourd'hui un point de blocage de la continuité écologique de la Saône. Par ailleurs, la position du nouvel ouvrage a été définie en prenant en compte les contraintes du site, et notamment la présence du champ de captage d'eau potable de Montbellet, qui impose de limiter au maximum les emprises remblayées dans ses périmètres de protection. »

Du côté des élus, on insiste sur la prise en considération des observations de l'enquête publique avec, notamment, la modification de l'accès à une propriété et la création de places de stationnement utilisables lors des crues de la Saône.




Jean-Marc PERRAT
Journaliste

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