AccueilRhôneProjet de télécabines dans l'Ouest lyonnais : les écologistes marchent sur des œufs

Projet de télécabines dans l'Ouest lyonnais : les écologistes marchent sur des œufs

Le projet de téléphérique urbain, devant relier le sud de la ville Lyon à Francheville dans l'ouest lyonnais, engagé par le Sytral, continue d'alimenter le débat public, avec l'opposition des maires de Francheville, commune « terminus », et de Sainte-Foy-lès-Lyon, impactée par le passage des télécabines.
Projet de télécabines dans l'Ouest lyonnais : les écologistes marchent sur des œufs
Véronique Sarselli, maire de Sainte-Foy-lès-Lyon

Rhône Publié le ,

Avec les écologistes à la tête de la Ville et de la Métropole, l'idée d'un téléphérique urbain se précise, tout en alimentant le débat public. Aux arguments environnementaux s'associent ceux d'une mobilité plus optimale au regard de l'usage encore trop unique de la voiture, mais s'oppose une dimension d'harmonie paysagère pour ce type de transport par câble encore peu développé en France.

« Tous les projets de mobilité sont clivant dès lors que l'on touche à son pré carré. Mais viendra le temps de la concertation et du projet d'agglomération que souhaitent les élus pour une métropole plus vivable et respirable », explique Michel Rantonnet, maire de Francheville, également membre du comité syndical du Sytral.

Celui-ci s'est donc officiellement positionné en faveur du projet de téléphérique urbain qui relierait sa commune à Lyon Confluence voire Gerland. Selon les projections de l'autorité organisatrice des transports lyonnais, la construction d'une telle voie aérienne (trois options de trajet) réduirait l'utilisation de la voiture d'un quart sur un trajet Francheville-Gerland.

Michel Rantonnet, maire de Francheville

« 20 000 véhicules jours transitent chaque jour sur notre commune en direction de Lyon. Le télécabine réduirait de 5 000 le nombre de voitures, argumente l'édile. Coût estimé : 160 M€, soit un montant égal à la construction d'un kilomètre de métro. « Mais les deux modes sont complémentaires », selon Michel Rantonnet.

« Le projet ne correspond pas aux réalités territoriales d'une métropole comme celle de Lyon »

Si le maire de Francheville se montre favorable au dossier, ce n'est pas le cas de Véronique Sarselli, maire de Sainte-Foy-lès-Lyon. « Il faut un projet structurant pour répondre aux enjeux de déplacement de Sainte-Foy-lès-Lyon, mais, plus globalement ceux de l'Ouest lyonnais. Et celui de la télécabine urbain, proposé par le Sytral, ne correspond pas aux réalités territoriales d'une métropole comme celle Lyon ». La maire LR a envoyé un courrier le 12 janvier à Bruno Bernard, président du Sytral, pour tenter d'alerter - voire d'infléchir - la position du chef de l'exécutif métropolitain.

L'étude de préfaisabilité réalisée par Egis et sur laquelle s'appuie le Sytral évoque le transport de quelque 20 000 personnes par jour entre Craponne et Gerland. « Je conteste ces chiffres qui ne traduisent pas la réalité des déplacements dans l'Ouest lyonnais, d'autant plus que le Sytral ne prévoit pas de parc relais pour les usagers. Je ne suis pas certaine qu'ils s'acheminent jusqu'à une station de télécabine par bus », argumente l'édile.

Elle juge que « la desserte d'une telle infrastructure reste locale ». La perspective d'une métropole qui aurait à l'est son tram, au centre des pistes cyclables et à l'ouest un transport par câble n'enchante gère l'élue qui aurait préféré le passage d'une ligne de métro, plus adaptée selon elle.

En attendant, une communication sur le projet à destination du public est prévue au printemps.

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