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[Publi-information] Pôle emploi et le BTP unissent leurs efforts pour attirer de nouveaux talents

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[Publi-information] Pôle emploi et le BTP unissent leurs efforts pour attirer de nouveaux talents
DR - Géraldine Cante et Brigitte Scappaticci.

En dépit de la crise sanitaire, les entreprises du BTP ne désarment pas et s'appliquent à trouver les bras qui leur manquent, en étroite collaboration avec les équipes de Pôle emploi.

La réalité des chiffres suffit à le confirmer : le secteur du BTP représente une réelle opportunité de carrière pour les demandeurs d'emploi. Avant le début de la crise sanitaire, au printemps 2020, la dynamique était forte et le coup de frein lié à l'épidémie de Covid-19 n'a pas inversé la tendance.

"Les volumes d'offres d'emploi que nous avons identifiés au mois de septembre 2020 sont quasiment identiques à ceux de l'année dernière à la même période de l'année", confirme Géraldine Cante, cheffe de projet régional Pôle emploi pour le BTP, qui recense 3 800 offres en Auvergne-Rhône-Alpes.

Des besoins en personnels qui concernent quasiment tous les métiers : électricité, maçonnerie, menuiserie… Et une tension qui n'épargne par ailleurs aucun niveau de qualification. Des manœuvres aux chefs de chantier, en passant par les conducteurs de travaux, les besoins sont bien réels à tous les niveaux.

A la tête, aux côtés de son mari, d'une entreprise d'électricité générale qui emploie 15 personnes à Irigny, Brigitte Scappaticci confirme ce constat. A la recherche d'un salarié, elle concentre aujourd'hui sa recherche sur des profils de demandeurs d'emploi sans qualification. "L'immense majorité des électriciens qualifiés sont en poste dans une entreprise ou travaillent en intérim, analyse-t-elle. De ce fait, il n'est plus question de chercher la perle rare, mais simplement de trouver des personnes motivées, que nous formerons avec l'aide de Pôle emploi."

"Des idées reçues qui n'ont plus aucun rapport avec la réalité"

Mais avant de mener à bien ce travail de formation, les entreprises, les fédérations professionnelles et Pôle emploi s'appliquent à identifier ces ressources humaines susceptibles de rejoindre le secteur. Une première mission complexe, puisqu'il faut dans un premier temps redorer le blason d'une filière qui souffre d'un réel déficit d'image.

"Des idées reçues qui n'ont plus aucun rapport avec la réalité, souligne Brigitte Scappaticci. Notre secteur travaille avec succès depuis de nombreuses années pour réduire la pénibilité. Nous proposons par ailleurs des niveaux de rémunération supérieurs à ceux que l'on peut trouver dans certains métiers de bureau."

Pour accompagner cette démarche des entreprises et faire passer le message auprès des demandeurs d'emploi, Pôle emploi multiplie les initiatives. Ainsi, au mois d'octobre, trois web conférences permettant aux entreprises de présenter la réalité quotidienne de leurs salariés ont regroupé une centaine de candidats. "Nous allons également enclencher des actions innovantes, une fois que le contexte sanitaire nous le permettra, indique Géraldine Cante. Nous allons notamment organiser des visites de chantiers dans le cadre du plan #1jeune1solution. Un conseiller AIJ (Accompagnement Intensif des Jeunes) se déplacera sur un chantier avec trois ou quatre jeunes pour leur faire découvrir les métiers et la réalité d'un chantier." Ces actions devraient être lancées dans le courant du premier semestre 2021.

Travail de sensibilisation et d'information

Dans le même temps, Pôle emploi va travailler sur l'information des candidats potentiels, en réalisant des vidéos. Des interviews courtes, dans lesquelles des salariés qui se sont formés et qui ont évolué au sein de la filière du BTP raconteront leur histoire. "Nous mettrons ces vidéos en ligne sur note site, mais aussi en utilisant notre chaine Youtube, nos réseaux sociaux, les sites des fédérations professionnelles… Car le BTP est une des rares filières où l'ascenseur social fonctionne encore très bien. On peut commencer sa carrière comme manœuvre et la finir comme chef de chantier", poursuit Géraldine Cante.

Une fois ce travail de sensibilisation et d'information mené à bien, les équipes de Pôle emploi déploient tout un arsenal d'événements pour favoriser la mise en contact des entreprises et des demandeurs d'emploi. En dépit de la crise sanitaire et des barrières qu'elle a imposées, des solutions ont été imaginées pour tisser un lien. Ainsi, tout au long du mois d'octobre, Pôle emploi a organisé un salon de recrutement en ligne, qui a attiré 761 visiteurs. "Il y avait 81 offres d'emploi disponibles et nous avons enregistré 88 candidatures", précise Géraldine Cante.

"C'est aussi à nous de former nos salariés"

Une fois cette deuxième étape passée, les entreprises et Pôle emploi engagent un travail commun pour former ces nouveaux salariés. "Nous ne devons pas tout attendre de Pôle emploi, insiste Brigitte Scappaticci. C'est aussi à nous de former nos salariés. Via l'apprentissage, dans le cadre de la formation initiale, ou bien dans celui de la reconversion de salariés au chômage. Car nos entreprises sont prêtes à recruter des personnes qui sont issues d'autres secteurs d'activités, qui ont des compétences transversales et qui sont motivées pour nous rejoindre."

Pôle emploi accompagne les entreprises dans cette dernière étape du retour à l'emploi. Des outils existent déjà, notamment dans le cadre du PIC (Plan d'Investissement dans les Compétences), qui permet à Pôle emploi d'acheter des formations pour répondre aux besoins des entreprises. Et d'autres seront développés prochainement.

Ainsi, dans le cadre du domaine d'excellence du BTP, Pôle emploi a mis en place un pack employabilité. Il sera expérimenté dans le Puy-de-Dôme à partir du premier trimestre 2021, avant d'être déployé dans toute la région, selon les résultats, au deuxième semestre. "Les sessions permettront aux candidats d'obtenir les principales attestations réglementaires obligatoires pour être employables dans les métiers du BTP : habilitations électriques, autorisation d'intervention à proximité des réseaux, gestes et postures prévention des risques liés à l'activité physique, savoir-être dans l'entreprise… Une centaine d'heures de formation au total, qui pourront être suivies en moins d'un mois", ajoute enfin Géraldine Cante.




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