Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations sur la filière BTP en région Rhône-Alpes

Régis Bouchet (3R Façades) : « Nous avions les moyens d'aider, il était logique de participer »

le - - Rhône

Régis Bouchet (3R Façades) : « Nous avions les moyens d'aider, il était logique de participer »
© 3R Façades

Régis Bouchet, fondateur et dirigeant de l'entreprise 3R Façades, a fait un don de 1 500 € à la Fondation Hospices Civils de Lyon pour lutter contre le Covid-19. Membre du réseau Vertikal, il explique le pourquoi de cette démarche et l'importance de jouer collectif en agissant, chacun, à son échelle.

Présentez-nous votre entreprise et comment avez-vous vécu la crise ?

L'entreprise 3R Façades (pour « Répare Rénove Ravale ») existe depuis 2013. Elle est basée à Chasselay, dans le Rhône, et se spécialise dans la rénovation de façades de maisons individuelles et de petits collectifs. Nous sommes trois en moyenne, et nous intervenons principalement sur le Grand Lyon, les Monts d'Or, le Val-de-Saône et le Sud Beaujolais.

On s'est arrêté une petite semaine au début du confinement. Cependant, nous avons pu rapidement reprendre et, alors même que nous traversons une crise sans précédent, nous faisons partie des entreprises qui ont eu la chance de réussir à maintenir une activité. Travaillant sur façades, on ne rentre pas chez les clients, qui étaient donc d'accord pour que l'on poursuive nos travaux. Nos équipes l'étaient également. En concertation avec mes pairs du réseau Vertikal, on a contribué à la mise en place d'un protocole spécifique Covid-19 dans le but de poursuivre l'activité, tout en respectant strictement les gestes barrière. J'ai pu trouver du gel en quantité, des masques, des gants, puis chacun a pris ses responsabilités pour rester à distance. On n'a eu aucun problème. Bien sûr, l'activité commerciale en a pris un coup, puisqu'on ne pouvait plus rentrer chez les gens pour établir les devis. Mais elle a heureusement repris de manière forte il y a quinze jours.

Vous êtes affilié au réseau Vertikal depuis la création de votre entreprise. Pourquoi ce choix ?

Créé en 2003 par Christian Badia, le réseau bénéficie notamment de l'agrément Ecolabel environnemental, délivré par Afnor, et regroupe 25 distributeurs-applicateurs certifiés sur toute la France. Pour ma part, je suis l'applicateur exclusif des produits de la marque sur le département.

Si j'ai souhaité intégrer ce groupement d'entreprises, c'est parce qu'il a une dimension éthique qui me tient à cœur. L'humain est gravé dans ses gènes. Vertikal est notamment à l'origine de la création de l'association Une Façade sur la Vie, qui vient en aide aux personnes âgées en difficulté. Tous les ans, on reverse de l'argent à destination des aînés, souvent un peu oubliés. L'an dernier par exemple, j'ai financé un simulateur de vieillissement pour l'Ehpad du Val d'or, à Chasselay, permettant de faire comprendre au personnel comment vivaient les personnes dépendantes au quotidien et les difficultés qu'elles rencontraient. En 2018, j'ai payé des tables de jardinage surélevées pour la mairie de Curis-au-Mont-d'Or, afin d'éviter aux séniors d'avoir à se baisser pour planter et jardiner... Il s'agit d'un engagement désintéressé, duquel on retire un sentiment impalpable, qui touche. On finit par se prendre au jeu du don.

Vous venez justement de faire un don de 1 500 € au profit de La Fondation Hospices Civils de Lyon. Expliquez-nous...

Un membre du réseau a pris l'initiative de donner une partie de son chiffre d'affaires du mois d'avril : ça a agi comme déclencheur et tout le monde a joué le jeu, applicateurs et fabricant, qui ajoute 20 % au montant versé par les entreprises de son groupement. Nous avions les moyens d'aider, il était logique de participer. C'est important d'être solidaire.

Pour ma part, j'ai décidé de faire un forfait de 1 500 €, auquel Vertikal a ajouté 300 €. Ce versement de 1 800 € contribue au fonds d'urgence destiné à soutenir soignants et chercheurs dans le combat contre le Coronavirus. Globalement, il servira à acquérir des équipements de protection et du matériel médical, à soutenir les équipes et accélérer la recherche...

L'avantage d'un réseau, c'est qu'on n'est jamais isolé. Je le vois bien, tant dans les rangs de Vertikal qu'à la Capeb et au BNI de Trévoux, dont je suis aussi membre... Et cela se perçoit encore plus aujourd'hui.




Charlotte ROBERT
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Journal du Bâtiment Journal d'annonces légales et d'informations sur la filière BTP en région Rhône-Alpes

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer