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Réseau électrique : Odit-e travaille à la prédiction

L'équipe d'Odit-e travaille à Grenoble depuis un an sur une activité de consulting. Elle prévoit de se lancer dans la véritable optimisation des réseaux électriques basse-tension en France au regard des nouvelles charges amenées à peser sur ces derniers.
Réseau électrique : Odit-e travaille à la prédiction
© Odi-te

Isère Publié le ,

Pour Philippe Deschamps, l'un des sept cofondateurs de la société installée rue Saint-Laurent, à Grenoble, le constat est simple : « Comme la transition énergétique est en marche, de nouveaux usages de l'électricité apparaissent. Il y a donc de nouvelles charges, notamment avec les panneaux photovoltaïques et les véhicules à charge électrique ». La société a donc développé dans un premier temps « de faire du consulting en France, pour des clients type GRD (gestionnaires de réseaux de distribution comme GEG ou Enedis), mais aussi pour les Autorités organisatrices de la distribution (AOD), qui possède ces réseaux. Nous avons donc travaillé avec le syndicat électrique de l'Yonne ».

Des anciens de Schneider

Dans un second temps, Odit-e souhaite créer des logiciels permettant de gérer le réseau de distribution. Nommé « Utilit-e », ce projet de recherche et développement vise à prédire les impacts des nouveaux raccordements de sources d'énergies renouvelables dans le réseau basse-tension. Il a remporté le concours d'innovation de l'Ademe, accompagné d'une aide substantielle de 300 000 €. En clair, la société s'intéresse au réseau basse tension français, car le réseau électrique ne pourra, d'après elle, pas tenir le choc de la transition énergétique : « Les problèmes sont masqués pour le moment, que ce soit sur le photovoltaïque (limité en France pour les particuliers) et la voiture électrique, qui commence tout juste à être commercialisée », poursuit le co-fondateur. De plus, le réseau basse tension « ne dispose pas d'automatisme, ni de système de prédiction. Ainsi, on attend qu'il y ait une panne pour intervenir. Dans les années qui viennent, on va faire de la prédiction d'impact. Nous pourrons tester le réseau en essayant de rajouter du photovoltaïque et analyser le réseau », continue Philippe Deschamps.

Si de nombreux cofondateurs sont issus des sites de Schneider, à Grenoble, « nous sommes indépendants. Ainsi, nous avons posé deux brevets en France, et Schneider nous a donné l'autorisation d'exploitation de brevet. Mais nous souhaitons conserver cette indépendance », conclut Philippe Deschamps.

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