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Rhône-Méditerranée : des eaux plus claires en 25 ans

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Rhône-Méditerranée : des eaux plus claires en 25 ans
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Alors que le nouveau Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2016-2021 entre en vigueur sur le bassin Rhône-Méditerranée, l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse confirme que la qualité des eaux s'améliore nettement depuis 25 ans même si : « nous sommes encore loin de l'objectif fixé pour 2021 » .

 

Depuis 25 ans, l’agence de l’eau observe la chute des pollutions ponctuelles, qu’elles soient d’origine domestique ou industrielle. 80% des stations de surveillance présentent aujourd’hui un bon état au regard de la pollution domestique contre 30% en 1990. Sur le bassin Rhône-Méditerranée, 52% des rivières sont en bon ou très bon état. Pour la Corse, ce chiffre grimpe à 86%. Dans la partie de la région Auvergne Rhône-Alpes, le pourcentage atteint 54%. Les secteurs très urbanisés ou concernés par l’agriculture intensive, comme la moyenne vallée du Rhône, l’ouest lyonnais et le Beaujolais, ainsi que les bassins historiquement industrialisés sont les plus touchés par les pollutions.

Ces bons résultats sont à mettre au crédit des acteurs locaux qui ont investi massivement dans les ouvrages d’épuration des eaux au point de diviser par 10 la concentration en phosphore et jusqu’à 20 la pollution organique dans les rivières. Cette amélioration a été bénéfique pour la faune et la flore des rivières. Les espèces d’invertébrés les plus sensibles, indicatrices de la bonne qualité de l’eau, reviennent peupler les rivières. 82% des nappes sont aujourd’hui en bon état sur le bassin Rhône-Méditerranée et 100% en Corse.

Un lit aux eaux  encore troubles…

40% des rivières souffrent encore d’un excès de prélèvements d’eau notamment sur les grandes zones agricoles du sud du bassin Rhône-Méditerranée ou sur la moyenne vallée de la Durance, particulièrement exposées aux effets du changement climatique. Quant aux eaux souterraines, 89% sont en bon état quantitatif mais trop de prélèvements peuvent altérer les rivières ou les zones humides qui leur sont liées.

50% des rivières sont trop enserrées dans les digues et leur tracé a été modifié, ce qui altère la qualité de l’eau et de la biodiversité et aggrave l’impact des crues. Les problèmes se concentrent principalement dans les grandes zones agricoles du bassin.

Côté pesticides, on en dénombre 150 pesticides différents retrouvés chaque année dans les rivières et les ventes augmentent. Le nombre de matières actives dans les rivières, ainsi que la fréquence de quantification à des concentrations supérieures à la norme eau potable (0,1 µg/l) sont stables depuis 7 ans. Ce dépassement de la norme rend l’eau inutilisable pour la boisson sans un traitement poussé qui augmente le prix de l’eau. Dans les eaux souterraines, la pollution par les nitrates et les pesticides ne régresse pas.

… Mais des efforts visibles pour la qualité de l’eau

Le bilan du Sdage 2010-2015 est positif sur l’assainissement – toutes les villes de plus de 2 000 habitants sont aux normes - mais également sur les économies d’eau. 180 millions de m3 d’eau ont été économisés, soit la consommation d’une ville de 2,5 millions d’habitants.

La rivière Drôme, soumise à des prélèvements excessifs en été, va retrouver une bonne qualité écologique grâce à la réduction de 15% des prélèvements, soit 1,4 Mm3. Au niveau des rivières des bassins Rhône-Méditerranée et Corse, 465 seuils qui barrent le cours de l’eau sont désormais franchissables par les poissons et les sédiments. Sur la Brévenne (69), le Syndicat de rivières Brévenne-Turdine a supprimé le seuil de la Rochette en travers du cours d’eau. Depuis, les populations de truites fario ont été multipliées par 3 et par 16 pour le vairon. Quant aux captages pollués par les pesticides, les actions des agriculteurs ont payé à Albon, au nord de la Drôme.

 

 

 

Le nouveau Sdage 2016-2021 en ligne de mire

Le Sdage préconise d’économiser l’eau pour se préparer au changement climatique, de réduire les pollutions et protéger notre santé, de préserver la qualité de nos rivières et de la Méditerranée, de restaurer les cours d’eau en intégrant la prévention des inondations, et de préserver les zones humides et la biodiversité. A l’échelle des bassins Rhône-Méditerranée et Corse, 2,6 milliards d’euros sur 6 ans seront spécifiquement consacrés aux actions à engager dans les territoires pour atteindre les objectifs de bon état des milieux aquatiques. Sur Rhône-Alpes, 896 millions d’euros seront nécessaires pour réduire les pollutions ponctuelles, engager 26 plans de gestion de la ressource en eau, rendre franchissables 810 seuils en rivières et restaurer 35 captages d’eau potable. L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse soutiendra de manière prioritaire les actions des maîtres d’ouvrage entreprises pour mettre en œuvre le Sdage.

 

 






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