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SAGE Drac-Romanche : validé à l'unanimité

Le 10 décembre dernier, la commission locale de l'eau (CLE) a voté en préfecture le SAGE (schéma d'aménagement et de gestion des eaux) Drac-Romanche, document opposable qui doit aller vers une gestion durable de l'eau. Un vote validé à l'unanimité.
SAGE Drac-Romanche : validé à l'unanimité
Caroline Thermoz-Liaudy

Isère Publié le ,

Après une première version de SAGE approuvé en 2007, une nouvelle mouture, fruit de trois années de travail, a été validée le 10 décembre dernier en préfecture. Après de nombreuses concertations avec les différents acteurs du territoire, et validé depuis 2017 par le comité de bassin Rhône-Méditerranée, il s'articule autour de sept enjeux, déclinés en 157 dispositions pour préserver durablement la ressource en eau d'ici 2030.

Son plan d'actions est estimé à 403 M€ de travaux (lire encadré) engagés par d'autres entités (la CLE n'est pas maître d'ouvrage), mais dont la CLE assurera la mise en œuvre et la coordination.

« Ce qu'il est important de noter, c'est déjà que le SAGE a été adopté à l'unanimité, parce que tout le monde a pu se l'approprier. Nous avons été à l'écoute de tous et tout le monde a compris les enjeux et intérêts », explique Marie-Noëlle Battistel, députée de l'Isère et présidente de la CLE depuis 2015.

Après une première version de SAGE approuvé en 2007, une nouvelle mouture, fruit de trois années de travail, a été validée le 10 décembre dernier en préfecture. Après de nombreuses concertations avec les différents acteurs du territoire, et validé depuis 2017 par le comité de bassin Rhône-Méditerranée, il s'articule autour de sept enjeux, déclinés en 157 dispositions pour préserver durablement la ressource en eau d'ici 2030. Son plan d'actions est estimé à 403 M€ de travaux (lire encadré) engagés par d'autres entités (la CLE n'est pas maître d'ouvrage), mais dont la CLE assurera la mise en œuvre et la coordination.

« Ce qu'il est important de noter, c'est déjà que le SAGE a été adopté à l'unanimité, parce que tout le monde a pu se l'approprier. Nous avons été à l'écoute de tous et tout le monde a compris les enjeux et intérêts », explique Marie-Noëlle Battistel, députée de l'Isère et présidente de la CLE depuis 2015.

Et l'adhésion massive prend tout son sens dans le contexte où ce SAGE est désormais juridiquement opposable, explique le préfet de l'Isère Lionel Beffre. « Maintenant le document signé, je vais prendre l'arrêté qui lui donnera sa force juridique. Les collectivités et autres maîtres d'œuvre devront désormais le prendre en compte dans leurs décisions d'aménagement ».

Ainsi, les documents d'urbanisme, y compris SCoT, PLU et PLUI, doivent être rendus compatibles avec le SAGE dans les trois ans. Les décisions prises dans le domaine de l'eau par les autorités administratives, devront être rendues compatibles dans les six ans.

Car s'il existait auparavant un document, il était beaucoup moins précis explique cette fois Gilles Strapazzon, président du contrat de rivière Romanche. « Nous n'avions pas attendu d'être dans l'obligation de le rédiger pour le faire. Il partait d'une démarche de conviction des acteurs. Mais aujourd'hui on fixe un cadre pour les collectivités, agriculteurs, acteurs économiques… mais aussi pour les habitants. Sans compter qu'il arrive à un moment où l'on prend en compte le dérèglement climatique. »

Un document ambitieux

Ce SAGE concerne 117 communes où résident près de 350 000 habitants sur 2500 km2 et trois départements (Isère, Savoie, Hautes -Alpes). Le périmètre englobe ainsi 831 km de cours d'eau principaux, 410 captages d'eau potable, 112 lacs, 52 km2 de glaciers et 7 700 ha de zones humides.

Sur ce territoire, outre l'eau potable, l'usage de l'eau se concentre principalement autour des activités d'hydroélectricité, des procédés industriels, de l'agriculture, sans oublier le tourisme et la neige de culture. Le préfet, Lionel Beffre, le remarquait en soulignant les ambitions de ce document. « Sur le secteur Drac-Romanche, les enjeux tournent beaucoup autour du développement touristique, de la neige de culture… là où sur d'autres secteurs du département comme la Bièvre, c'est l'irrigation et l'agriculture qui mobilisent la majeure partie de la ressource. Il faudrait que l'ensemble des territoires de l'Isère se dotent de documents similaires. Il en existe évidemment, mais pas avec le même degré d'aboutissement, ni d'adhésion des acteurs. »

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