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Serge Ferrari innove pour habiller et protéger les bâtiments

le - - Isère

Serge Ferrari innove pour habiller et protéger les bâtiments
© Céline Vautey - Sébastien Ferrari dirige l'entreprise depuis 1992

Présent historiquement sur le marché du Bâtiment, Serge Ferrari a bâti sa réputation sur sa capacité à innover. Un fil conducteur que l'entreprise déroulera cette année encore avec, entre autres, de nouvelles offres à destination de deux marchés sur lesquels elle excelle : l'architecture tendue et l'habillage des IGH.

Du textile au Bâtiment, il y a bien plus qu'un simple pas. Pourtant, la famille Ferrari n'a pas hésité à faire cette longue marche pour devenir aujourd'hui l'un des acteurs planétaires majeurs sur le marché des textiles techniques – dédiés notamment à la filière Bâtiment.

L'histoire de la société Serge Ferrari, créée en 1973 à La Tour-du-Pin (Isère), est au départ celle d'une innovation majeure : la technologie Précontraint. Ce procédé, qui a fait l'objet du premier brevet déposé par l'entreprise en 1974, évite au matériau souple de se déformer dans le temps et lui confère une résistance, une planéité et une durabilité exceptionnelles. Cette qualité lui a permis de s'imposer aujourd'hui dans trois grands univers : architecture, industrie et consumer (produits de taille généralement plus réduite, en direction du grand public), qui ont généré 185 M€ de chiffre d'affaires à la fin de l'année dernière, avec des ventes dans quatre-vingt pays. « L'architecture représente 38 % du total », précise Sébastien Ferrari, fils du fondateur et dirigeant du groupe depuis 1992. Avant d'ajouter : « À l'échelle de la planète, c'est un marché adressable de 3,2 Md€ ».

L'innovation, moteur de la croissance

« L'innovation est une dimension essentielle chez nous. Chaque fois que nous pouvons développer de nouveaux matériaux, avec des performances toujours uniques pour nous différencier de la concurrence, nous le faisons. L'innovation est vraiment au cœur de notre entreprise », poursuit le dirigeant. Ce qui l'a conduit, au cours des derniers mois, à renforcer ses équipes de R&D en embauchant notamment Philippe Espiard en qualité de directeur général Recherche et développement.

Pour développer ses matériaux, le groupe Serge Ferrari travaille sur les armatures, mais aussi sur les couches de surface, c'est-à-dire les polymères qui vont recouvrir les matériaux. « Nous n'achetons pas du produit prêt à l'emploi. Nous développons nous-mêmes les formules de matière plastique que nous apposons sur nos produits », explique Sébastien Ferrari. Ces polymères sont là pour protéger l'extérieur des bâtiments, les produits conçus et fabriqués par le groupe étant destinés à 90 % à un usage outdoor. « Nos produits apportent de la résistance mécanique, de l'insensibilité aux UV, de la ‘nettoyabilité' et de la ‘soudabilité', puisqu'il est possible de souder les membranes pour aller vers des très grandes surfaces », détaille-t-il.

La protection incendie, nouveau cheval de bataille

Dans sa quête de réponses innovantes aux défis qui sont lancés à la filière Bâtiment, Serge Ferrari se penche depuis quelques années sur la protection incendie. Au cours de la période récente, en effet, les exigences liées à cette problématique se sont durcies. C'est dans ce cadre que le groupe a présenté une innovation majeure en 2018. Première membrane de façade incombustible et ouverte à la diffusion, Stamisol Safe One permet de concevoir et réaliser des façades bardées, ventilées et ajourées répondant aux exigences incendies les plus drastiques. « Nous avons en effet mis Stamisol Safe One sur le marché à la fin de l'année dernière, confirme Philippe Espiard, en charge de la R&D. Et nous allons continuer, en 2019, à lancer des produits qui ont des performances exceptionnelles dans le domaine de l'incombustibilité ».

Bâtiment utilisant la technologie Stamisol Safe One, membrane de façade incombustible et ouverte à la diffusion

Stamisol Safe One apporte à la fois de l'étanchéité au bâtiment, tout en étant respirable. Dans la classification européenne, Stamisol Safe One est noté A2S1D0, un niveau très élevé en termes de performance. Le produit ne brûle quasiment pas, il émet très peu de fumées lorsqu'il est au contact du feu et, enfin, il ne goutte pas lorsqu'il est soumis aux très fortes températures et ne génère donc pas de danger de combustion en tombant sur d'autres matériaux. Première membrane de façade incombustible et diffusante extrêmement résistante à la chaleur (jusqu'à 250°), Stamisol Safe One est particulièrement préconisée pour des bâtiments présentant des exigences incendie très sévères, tels que les gratte-ciels, les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles… « Nous pouvons arriver à ce développement, parce que nous maîtrisons le choix de nos matériaux, souligne Philippe Espiard. Nous choisissons la bonne brique technologique au niveau du fil, au niveau des micro-câbles ; dans le même temps, nous faisons les bons choix techniques au niveau de la chimie de nos enductions ».

De nouvelles innovations anti-incendie en développement

Dans la gamme Serge Ferrari, le produit baptisé Soltis Safe SK20 fournit un autre exemple d'application récente dans le domaine de l'incombustibilité. Utilisé dans l'univers des établissements publics, il peut s'adapter à des stores sur les verrières ou bien à des stores sur les vitrages. Là encore, les réglementations deviennent très rigoureuses et la non combustibilité est requise. Les équipes R&D de Serge Ferrari ont donc imaginé un produit très léger, enroulable, avec des performances thermiques très élevées et qui est ajouré. « On peut voir à travers, tout en ayant une fonction de protection solaire », précise Philippe Espiard.

La solution Soltis Safe SK20 déployée dans un aéroport

Enfin, pour le marché de l'architecture tendue et des structures modulaires, Serge Ferrari est en train de développer une membrane qui sera commercialisée fin 2019. Elle sera constituée d'une enduction polymérique avec une armature en fibre de verre tissée et c'est la conjonction de ces deux briques technologiques qui permettra d'obtenir un produit souple, avec une excellente résistance mécanique et une réelle non combustibilité. Baptisée Flexlight Shield, elle répond aux exigences de plus en plus élevées de certains pays en matière de résistance et réaction au feu. Son tissage non combustible permet en effet à la structure de rester en place et protège l'intérieur de la tente en faisant barrage aux résidus feu, braises et autres, projetés sur le toit ou sur les parois. Répondant aux normes les plus drastiques en vigueur au Japon, en Corée ou aux États-Unis, Flexlight Shield devance, pour le marché européen, les normes plus sévères qui vont être exigées dans les années à venir.

Un service R&D redimensionné​

Désormais dirigé par Philippe Espiard, le service R&D de Serge Ferrari réunit une quarantaine d'experts (ingénieurs, docteurs ingénieurs) répartis entre les trois centres de recherche de La Tour-du-Pin, en France, Emmenbrücke et Eglisau, en Suisse. La diversité de leurs profils scientifiques et de leurs compétences (chimie, physico-chimie, mécanique, matériaux composites…) favorise des échanges très riches pour relever les défis lancés par les clients et anticiper leurs besoins. Les équipes de R&D assurent également une veille technologique et participent à des projets collaboratifs. Plusieurs dizaines de projets de ce type sont en cours.

Les investissements en matière de R&D (4,5 % du chiffre d'affaires) font partie intégrante du plan de développement du groupe, engagé dans l'innovation depuis sa création. En 2018, six nouveaux brevets ont été déposés. Le groupe Serge Ferrari détient en pleine propriété un portefeuille de plus de quarante brevets, dont près de vingt sont exploités aujourd'hui. La nature des brevets du Groupe est très variée puisqu'elle recouvre à la fois :

- les nouveaux produits ;

- les procédés industriels de fabrication des matériaux ;

- la formulation des composites ;

- les systèmes et technologies liées à l'utilisation des matériaux ;

- les accessoires associés aux ventes de matériaux.




Jacques DONNAY
Journaliste

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