AccueilVU-EnginsPour Serpollet, "les véhicules propres sont une des composantes de la décarbonation des chantiers"

Pour Serpollet, "les véhicules propres sont une des composantes de la décarbonation des chantiers"

Serpollet, groupe lyonnais de travaux publics, mène diverses expérimentations pour verdir son parc de véhicules et d’engins. Le point avec Sébastien Bonnet, président de Serpollet et directeur général de Serfim énergie et industrie.
Pour Sébastien Bonnet, la réflexion sur la décarbonation des chantiers doit être globale.
Serfim - Pour Sébastien Bonnet, la réflexion sur la décarbonation des chantiers doit être globale.

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Quelle est la place des véhicules propres dans la décarbonation des chantiers chez Serpollet ?

Les véhicules propres ne sont qu’une des composantes de la décarbonation des chantiers. Nous menons, depuis un an et demi, une réflexion globale sur la transition énergétique des métiers traditionnels de Serpollet, grâce à des jeunes collaborateurs sensibilisés à ces questions. Nous avons mis en place des groupes de travail, au sein de l’entreprise, pour réfléchir à comment travailler demain.

"20 % de véhicules propres" chez Serpollet

Depuis un mois, nous avons nommé une référente de la transition écologique, Mélanie Bensa, dont le rôle est de revoir les modes opératoires. Au sein de Serfim, le groupe dont dépend Serpollet, nous avons créé Sermoov, une société dédiée à la mobilité propre, afin de nous doter d’un outil dédié. Sermoov compte aujourd’hui trois collaborateurs, l’objectif est de passer à dix d'ici fin 2023.

Quelle est la part de véhicules propres chez Serpollet ?

Sur les 1000 véhicules de l’entreprise, nous comptons 20 % de véhicules propres : 10 % en électrique, 10 % en hybride. Chaque voiture électrique dispose d’une place avec une recharge lente, mais nous installons aussi une borne superchargeur ouverte également au public.

Pour les camionnettes et les fourgons, nous sommes aujourd’hui dans une impasse technologique. Nous rencontrons des problèmes d’homologation par rapport à la charge des véhicules. Cependant, nous pensons qu’il est intéressant de nous tourner vers le véhicule électrique.

Cela demande de revoir l’organisation des chantiers : c’est justement le rôle de notre référente de la transition écologique. Aujourd’hui, si nos véhicules utilitaires fonctionnent donc au diesel, nous renouvelons entièrement notre flotte sur 2022 et 2023 pour avoir les modèles les plus vertueux possibles et qu’ils soient compatibles avec la ZFE (zone à faibles émissions).

Un chantier ultra bas carbone mené par Serpollet

Par ailleurs, les engins de chantier fonctionnent aujourd’hui principalement au GNR (gazole non routier), mais nous avons acquis des petits modèles électriques pour les chantiers en ville. Le problème, c’est toujours l’autonomie. Pour le résoudre, une des solutions pourrait être les superchargeurs mobiles, développés par la start-up iséroise Whattalps.

Pelle électrique
Les petites pelles électriques sont particulièrement pratiques en ville. @ Serfim.

"Ce sont des investissements très lourds"

Vous menez différentes expérimentations sur la décarbonation des chantiers. Lesquelles ?

Nous avons mené un test à Vénissieux, sur le chantier du Sigerly (Syndicat des énergies de la région lyonnaise). Nous avons utilisé un outillage à 100 % électrique, notamment un camion 100 % électrique en test chez Renault Trucks. Nous avons également mené un chantier "ultra bas carbone" pour Enedis, avec d’autres entreprises où nous n’avons utilisé que des véhicules électriques, du béton fabriqué en réduisant de 30 % son bilan GES (gaz à effet de serre) par rapport au béton traditionnel, un camion toupie hybride gaz naturel liquéfié et électrique, une minipelle électrique, etc.

En Île-de-France, nous venons d'acquérir une nacelle 100 % électrique. Nous testons également des camions au gaz, qui tournent depuis un an. A Lyon, nous testons un camion de Renault Trucks tournant au biocarburant B100, compatible avec la vignette Crit’Air 1. Nous travaillons aussi avec McPhy pour installer une station hydrogène aux portes de notre site.

Nous avançons par expérimentation pour tracer précisément la route que nous souhaitons prendre. On ne peut pas se jeter à corps perdu, car ce sont des investissements très lourds. Par exemple, un camion gaz, c’est 300 000 euros pièce. Mais nous devons être proactifs.

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