AccueilRhôneSur le chantier de l'autoroute A6, la sécurité comme maître mot

Sur le chantier de l'autoroute A6, la sécurité comme maître mot

Les travaux de l'échangeur de l'autoroute A6, débutés en juin, vont durer jusqu'à la fin août à Belleville-en-Beaujolais. La CCSB a ouvert les portes du chantier le 25 juillet.
La nacelle roulante conçue pour l’occasion
Viviane Gobert - La nacelle roulante conçue pour l’occasion

Rhône Publié le ,

Pour ce chantier d’été à Bellevile-en-Beaujolais, dans le nord du département, outre la sécurité, l’autre consigne étant de causer le minimum de gêne pour les usagers de l’autoroute A6. Une visite du chantier de l’échangeur de l’autoroute A6 à Belleville lundi 25 juillet a été l’occasion de l’expliquer.

A Belleville, l'échangeur de l'autoroute A6 en travaux jusqu'à fin août

L'accueil était assuré au Citeau, la station d’épuration de Belleville, par Charlotte Ginsburger, responsible du service eau et assainissement à la Communauté de communes Saône Beaujolais, qui permettait à Julien Valla, conducteur de travaux qui gère tous les passages supérieurs sur l’autoroute A6 pour l’entreprise Nouvetra (groupe Serfim) d’en présenter les données essentielles.

L’opportunité d’expliquer que la circulation était gérée pour une meilleure fluidité par des feux intelligents, dotés de caméras. Jacques Poncet, Bellevillois mais aussi président de Nouvetra et directeur de Serfim ouvrages d’art et Sébastien Landry, directeur général de Nouvetra, ajoutaient que les travaux de l’échangeur de Belleville entraient dans le contrat cadre qu’a l’entreprise avec la société gestionnaire APRR depuis 2018.

Ce dernier vise à remettre à niveau les passages supérieurs, aussi bien les petites routes communales que les grosses départementales et les échangeurs. Sur les 20 prévisionnels en très mauvais états entre Villefranche-sur-Saône et Auxerre, 13 à 14 ont déjà été rénovés.

Un chantier étalé sur deux ans

Pour les ouvriers de Nouvetra, il s’agissait de tout refaire à partir de la dalle, dont les enrobés, scier les corniches qui sont des éléments d’embellissement endommagés par la pluie, le gel, et surtout le sel de dégivrage, très dégradant sur ces ouvrages datant des années 60. Leur changement a nécessité l’emploi d’une nacelle roulante conçue spécialement pour l'occasion. De telles réfections prennent ordinairement quatre mois.

Le traitement d'un seul côté de l’échangeur a été programmé pour une durée d'environ deux mois, de mi-juin à fin août. L’autre côté sera traité l’année suivante. Une fermeture totale de l’échangeur a néanmoins été programmée la nuit du mardi 2 au mercredi 3 août, de 21 h à 6 h, pour le changement des appuis néoprène qui rendent l’ouvrage plus flexible.

De nombreuses entreprises mobilisées

Un travail titanesque qui nécessite de lever entièrement le tablier de 3 mm. Patrick Lafon, responsable du service ouvrage d’art et ouvrages environnementaux à l’APRR, a lui aussi évoqué ces travaux d’exception qui valorisent leur action pour remettre en état l’ensemble du patrimoine qui leur a été confié jusqu’en 2036, date programmée de fin de la concession. Tout ceci est rendu possible par l’accord cadre qui fait intervenir en parallèle des entreprises partenaires.

Outre Nouvetra pour le génie civil, la dépose et repose des corniches, la réparation et le coulage béton, l’entreprise Roger Martin assure le rabotage et les enrobés, PCB le levage et le verrinage de l’ouvrage, à partir de calculs et plans fournis par Quadric, du groupe Artelia.

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