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Tectoniques compare la construction bois à un jeu de Meccano

La société d'architecture et d'ingénierie a choisi de se spécialiser dans la filière sèche il y a une vingtaine d'années. Ce mode constructif impose une manière de travailler différente.
Tectoniques compare la construction bois à un jeu de Meccano
© Jérôme Ricolleau - L'école de Champagnole (Jura)

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La surélévation du siège social de Régilait à Mâcon, l'éco-quartier Trémonteix à Clermont-Ferrand ou encore l'école de Champagnole dans le Jura témoignent de la longue histoire que Tectoniques entretient avec le bois. « Nous avons été des précurseurs dans la filière sèche. Le bois apporte un côté Meccano. Sur les chantiers, on descend du camion des éléments qu'il faut assembler », explique Max Rolland, architecte associé de Tectoniques, qui avance comme « argument massue le caractère réversible des constructions ».

Travailler le bois exige une approche architecturale différente. « Il faut tout de suite intégrer certaines contraintes liées aux capacités techniques moindres du bois, comme des portées plus limitées par exemple. Le béton a aussi un côté plus malléable qui offre davantage de liberté. Mais chez Tectoniques, nous ne voyons pas ces éléments comme un handicap. Il nous suffit simplement de raisonner bois dès la réflexion et de concevoir l'architecture avec un système de Meccano constructif », expose Max Rolland. L'architecte a aussi appris à faire avec certains défauts du bois. « En site urbain, le bois vieillit mal et les élus critiquent un aspect inesthétique. Il ne faut donc pas vouloir à tout prix mettre du bois en façade. Défendons plutôt l'intelligence du bois dans la construction pour l'enveloppe, les murs, les planchers… ». Les systèmes constructifs de type exosquelette, poteaux-poutres et panneaux de bois lamellé-croisé (CLT), voire de nouveaux procédés hybrides mixant bois et béton, offrent un panel de possibilités intéressantes.

« S'assurer de la provenance locale des bois me semble essentiel, même si cela signifie payer un peu plus cher. Le sujet réglementaire, et par répercussion la question assurantielle, devra également être traité », estime Max Rolland.

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