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TCL : vers la fin du monopole de l’opérateur unique

Les élus du Sytral ont voté le principe de confier en deux grands lots la gestion du réseau TCL : le métro et le tramway d’un côté et les bus et trolley bus de l’autre.
TCL : vers la fin du monopole de l’opérateur unique
©MathiasTCL-CC

Rhône Publié le ,

La perspective de l’allotissement n’est pas sans générer quelques inquiétudes aux syndicats de salariés, qui craignent pour leurs conditions de travail et acquis sociaux dans l’avenir. D’où le mouvement de grève de jeudi 10 mars : "Il est légitime que les salariés soient inquiets, note le président du Sytral Bruno Bernard. Mais nous assortissons les appels d’offres délégataires d’un socle social obligatoire, qui sera suspensif des contrats s’il n’est pas respecté par les futurs délégataires. Ce socle social dépasse la question de l’allotissement et vise à protéger les salariés devant toute remise en question de leurs droits sociaux. C’est une première en France pour un réseau de transport urbain;"

Gros investissement, développement de l’offre

Depuis 1993 et jusqu’en 2024, Kéolis gère l’ensemble du réseau TCL. La gouvernance issue des dernières élections métropolitaines, le président Bruno Bernard en tête, souhaite la mise en concurrence de ces délégations de service public (DSP) qui mettent en jeu les budgets conséquents de 450 M€ par an.

Le président mettant en avant le doublement de l’investissement (2,55 Md€) sur le plan de mandat 2021-26, avec nouvelles lignes de tramway enclenchées, des projets métro à l’étude. "Nous répondons par ailleurs à la recommandation de la Chambre Régionale des Comptes formulée dans son rapport de juillet 2019 incitant à étudier les avantages et inconvénients d’un allotissement, précise Bruno Bernard. Notre objectif est de monter en qualité et en innovation sur les transports en commun, conformément à notre engagement dans la transition écologique…"

Allotir pour améliorer et innover

Depuis un an, Bruno Bernard et les équipes du Sytral et de la Métropole ont fait réaliser des études et sont allés eux-mêmes visiter des réseaux d’autres villes françaises et à l’étranger (Helsinki, Stockholm) : "Nous avons constaté que l’allotissement du réseau permet d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers", affirme Bruno Bernard, également président de la Métropole de Lyon.

La démarche doit débuter dès ce mois de mars 2022 avec les appels d’offres européens dont il sera fait publicité légale, puis la remise des offres en avril 2023, et enfin l’approbation des délégataires en mars 2024 qui succéderont à Kéolis, ce même opérateur peut aussi répondre à l’appel.

Il s’agit de scinder en deux lots : 1 lot « modes lourds », avec 1290 personnes, comprenant le métro, le funiculaire, le tramway dont Rhônexpress, la gestion des infrastructures, l’informatique, la sécurité et le contrôle des titres, pour une durée de 10 ans (2025-2034) ; 1 lot bus, trolleybus et contrôle des titres pour une durée de 6 ans (2025-2030) qui comprend 2850 personnes.

Le service relations aux usagers, parc relais, vélos…passe en mode public, avec plus de 200 personnes. Le passage à la régie publique de l’ensemble du réseau n’est pas exclu par l’exécutif du Sytral, mais "n’est pas d’actualité", précise le président.

Pour le reste du réseau Sytral, qui couvre le département du Rhône dans son entier depuis le 1er janvier 2022, pas de changement dans les délégations de service public, les cars du Rhône notamment (Planche, Maisonneuve, Berthelet, Faure, Venet Voyages).

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