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Time for the planet / 1 milliard pour 100 start-up

le - - Actualités

En janvier 2020, un mouvement à vocation mondiale est né à Lyon, avec l'ambition de rassembler 1 Md€ pour créer 100 entreprises capables de lutter à très grande échelle contre le changement climatique. Ce mouvement s'appelle Time for the Planet. L'Olympique Lyonnais notamment, a souhaité s'y associer, et a accueilli la conférence de présentation. Time for the planet se donne pour ambition de grandir rapidement à l'échelle nationale, européenne puis mondiale.

Lancer un mouvement mondial basé sur l'action, c'est la mission que s'est donnée Time For The Planet. Entreprise lyonnaise à but non lucratif, elle agit à grande échelle contre le dérèglement climatique. Son objectif est de lever 1 Md€ pour créer et financer 100 start-ups, dimensionnées pour lutter contre le réchauffement de la planète.

En 6 mois, 475 000 € ont été rassemblés et 1 800 actionnaires ont rejoint l'aventure. Parmi eux, des dirigeants emblématiques, business angels et représentants de l'écosystème lyonnais investissent dans ce projet audacieux. Dans la capitale des Gaules, 500 actionnaires sont déjà partenaires du projet, pour un investissement de 300 000 €. Une fois l'objectif de 5M€ atteint, Time for the planet pourra commencer à financer efficacement les trois premières entreprises.

Le 8 juillet, cinq actionnaires ont partagé leur expérience. Avec un auditoire de plus de 1 400 internautes, des pitchs des co-fondateurs, des témoignages des investisseurs… la visioconférence avait pour but de développer la communauté d'entreprises et d'investisseurs privés à Lyon pour atteindre les objectifs fixés et amorcer les prochaines étapes en France puis à l'international.

Time For The Planet, c'est l'histoire d'un projet ambitieux né à Lyon en 2019 qui donne de bons résultats, 6 mois seulement après le lancement du site.

Ses fondateurs sont 6 entrepreneurs avec à leur actif la création de 15 entreprises en 12 ans. « Nous avons décidé de tout stopper pour nous consacrer à la problématique la plus urgente pour l'humanité : le réchauffement climatique » explique Mehdi Coly, CEO.

La cofondatrice du projet, Coline Debayle, raconte comment est née l'idée de cette initiative : « Time For the Planet, c'est cette idée un peu folle qui nous trottait dans la tête depuis quelques années. Et qui a pris de l'ampleur au fur et à mesure qu'on prenait conscience de l'urgence climatique. En décembre 2019, on s'est retrouvé entre entrepreneurs dans une pizzeria.

À l'époque on avait tous des boîtes qui marchaient très bien. Mais on dormait de plus en plus mal et on se sentait terriblement impuissant. Ensemble, on a décidé de tout abandonner pour se consacrer à cet immense défi. Sept mois plus tard, Time for the Planet a vu le jour, c'est déjà 1850 actionnaires, 475 000 € réunis et un mouvement qui ne cesse de s'amplifier. »

À Lyon, des dirigeants emblématiques s'investissent pour développer la communauté d'associés. Jean-Michel Aulas (Olympique Lyonnais), Laurent Fiard (Visiativ), Gilles Assollant (France Angels), Aurélie Dantzikian (Lamy Lexel) et Émilie Legoff (French Tech One) ont fait part de leur expérience lors de la table ronde du 8 juillet.

Laurent Fiard, Mehdi Coly, Aurélie Dantzikian, Luc Romano, Gilles Assollant, , Coline Debayle, Émilie Legoff.

« On peut réconcilier les deux écosystèmes : économie et écologie. Time For The Planet est créée par des entrepreneurs qui maîtrisent les codes et qui incarnent le mix écologie et économie, c'est porteur de sens et le modèle est pertinent » précise Gilles Assollant.

Jean-Michel Aulas a fait part de son ressenti sur les changements et les évolutions futures dans les domaines monétaires et financiers. « Quand on a été entrepreneur, on l'est d'abord de manière locale, hexagonale puis européenne. Le projet permet en matière d'investissement de mesurer dans un espace mondial une efficacité différente de celle dont on a l'habitude. Je crois que dans le futur, les critères de mesures de l'investissement dans les fonds vont évoluer. Les enjeux ne sont plus uniquement monétaires et financiers. »

Le constat est alarmant : 80 % de l'énergie mondiale est carbonée, un réchauffement climatique de +2 à +7°C est prévu pour la fin du siècle et de lourdes conséquences humaines sont attendues.

La clé de l'open source

Pour passer du discours à l'action, la solution de Time For The Planet est de lutter par la voie de l'entrepreneuriat. Elle a ainsi identifié 20 problèmes indispensables à résoudre pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre : captation du CO2 sur les cheminées d'usine, construction sans ciment, stockage de l'énergie solaire sans métaux critiques…

Time For The Planet veut créer 100 entreprises. Elle intervient dans le sourcing des inventions, le recrutement des entrepreneurs aguerris et l'injection d'argent pour leur déploiement.

Grâce à l'open source, chaque technologie sera à disposition de tous : quand Time For The Planet lance une structure, des centaines de start-ups et de nouveaux marchés voient le jour, en s'inspirant et en améliorant l'innovation initiale : « Créer des start-up ne suffira pas, il faut créer des marchés, affirme Mehdi Coly, Time for the planet va effectivement aider à créer des entreprises pour développer chaque innovation identifiée. »

Les fondateurs ont été rejoint par un actionnaire de renom, le climatologue Jean Jouzel, ancien vice-président du groupe scientifique du Giec. Ils sont en train de constituer un comité scientifique.

« Dès le départ, chaque entreprise va immédiatement rendre disponible son innovation en open source, sous licence libre, complète Mehdi Coly, ce qui va autoriser toute personne à copier, améliorer, commercialiser cette innovation en toute liberté […] en face du dérèglement climatique, on n'a pas le temps de jouer la protection des brevets […] avec l'open source, on met tout le monde sur la même ligne de départ, et que le meilleur gagne.

Soit nos entreprises réussissent et se développent, soit d'autres dans le monde le feront et développeront rapidement l'innovation à grande échelle […] ».

Les entreprises aidées par Time for the planet pourront même devenir rentables et gagner de l'argent, mais toutes les autres le pourront aussi, grâce à l'open source. Pour un euro investi, un euro sera restitué, pas plus, mais il s'agira d'un retour en décarbonation : « Baser notre système sur le rendement financier classique aurait trop exposé Time for the planet à la concurrence, explique Coline Debayle, qui aurait été contre-productive et aurait ralenti le processus ».

Des start-up et des technologies
Revco : Captation du Co2 industriel

Paul Taton, Revco : « Notre technologie est basée sur la captation du Co2 dans les fumées en sortie de cheminées d'usines, (Ndlr : 21 % des gaz à effet de serre mondiales proviennent de l'industrie), on va pouvoir le transformer en glace, puis récupérer le froid produit, et consommer très peu d'énergie. Au-delà de notre technologie, nous proposons un service de captation de Co2, ce qui permet à l'industriel de ne rien dépenser. On vient capter ses effluents, il fait des économies sur ses taxes, et nous pouvons vendre le Co2 ou le stocker. On va donner des licences à de nombreuses entreprises et recentraliser les améliorations pour les développer le plus vite possible. »

Paul Taton, Revco

Entent :Transformation de chaleur perdue

Mathias Fonlupt, Entent : « Nous récupérons la chaleur perdue pour la convertir en électricité. ON trouve la chaleur perdue dans l'industrie, dans l'énergie renouvelable, dans beaucoup d'endroits…ON estime l'équivalent chaleur perdue à 110 TW/H par an, soit ¼ de l'électricité produite. La moitié de cette chaleur perdue est en-dessous de 10 degrés. J'ai inventé un moteur qui permet de récupérer la chaleur entre 60 et 100 degrés, en électricité [...]

Mathias Fonlupt

Décarbonation3 :Rénovation énergétique performante des logements

Olivier Hervio, Décarbonation 3, rénovation de logements : « Nous travaillons à démocratiser la rénovation énergétique performante des logements individuels. Réussir à massifier la rénovation énergétique des logements est indispensable pour réussir à tenir la trajectoire de la stratégie bas carbone de la France. Pour réussir à tenir la trajectoire, il faut rénover entre 300 000 et 500 000 logements individuels par an pendant 20 à 30 ans. La tendance actuelle est de 200000 rénovations qui ont lieu chaque année, et parmi elles, seulement 30000 sont des rénovations performantes. On rate l'objectif bas carbone de 90 % environ tous les ans. En intervenant 1 semaine sur la maison, on rend la maison performante, zéro énergie nette et zéro carbone. La rénovation de la maison est financée par les économies d'énergie. Si on n'accélère pas en rythme et en exigence sur les rénovations sur les rénovations de maisons, la France ne pourra pas respecter ses engagements de l'Accord de Paris. »

Olivier Hervio

https://www.time-planet.com/fr

Voir la vidéo Time for the planet sur la chaîne YouTube de L'Olympique Lyonnais.




Eric SEVEYRAT
Journaliste

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