AccueilActualitésTravaux sur cordes : le Speeder up veut faire rimer confort et efficacité

Travaux sur cordes : le Speeder up veut faire rimer confort et efficacité

C’est un outil révolutionnaire que la toute jeune société lyonnaise Ever’Innov va bientôt commercialiser. Avec son Speeder up, elle propose, en effet, de mêler confort d’utilisation, rentabilité et qualité.
Travaux sur cordes : le Speeder up veut faire rimer confort et efficacité
Evern'Innov

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Les travaux sur cordes sont une affaire d’experts. Et ça n’est pas Quentin Boeking qui dira le contraire. Mais, pour le dirigeant des sociétés Altifusion et Ever’Innov, ils restent, aujourd’hui encore, trop traumatisants pour les corps, même les plus aguerris. "C’est compliqué de continuer à travailler en hauteur après 45-50 ans avec le matériel qui existe aujourd’hui." Un constat que le professionnel a toujours eu du mal à accepter. Et qu’il entend bien bousculer avec son produit miracle, le Speeder up.

La barre de poussée, première révolution made in Speeder up

Pour Quentin Boeking, l’aventure Speeder up a commencé il y a près d’une décennie. "Depuis des années, on continuait à travailler en se faisant mal, indique celui qui a démarré dans le milieu de la corde en 2005. Ça n’était plus possible." Lui-même victime de tendinites à répétition, il imagine d’abord des systèmes de nacelle. "Mais ça ne fonctionnait pas bien."

C’est finalement en 2015 que Quentin Boeking conçoit une première barre de poussée. "Elle reliait mon pied aux bloqueurs. Et surtout, elle rendait la montée plus naturelle. On se servait moins des bras."

J’ai imaginé une barre dorsale qui permettait de monter en position debout"

Pas totalement convaincu par ce premier prototype, le Géo Trouvetou du travail sur corde continue à plancher. "Je voulais concevoir quelque chose qui pouvait servir aussi bien aux professionnels qu’aux loisirs. Alors, pour ça, j’ai développé des étriers qui réduisant les douleurs aux chevilles causées par les pantins."

Mais c’est en 2016 que Quentin Boeking va mener une petite révolution dans le milieu. "J’ai imaginé une barre dorsale qui permettait de monter en position debout." Une vraie nouveauté que le cordiste fige dans le marbre en déposant un brevet. "Ça m’a d’ailleurs valu une récompense au Concours Lépine en 2018."

"Le Speeder up évite des tensions permanentes"

Convaincu par son nouveau produit, le professionnel s’en sert alors régulièrement sur chantier, sans pour autant imaginer développer le concept. "L’outil pouvait encore évoluer."

Une selle, un appui pieds et une mono roue viendront, au fil des mois, compléter ce qui n’est pas encore le Speeder Up. "J’avais réussi à concevoir un matériel démontable, en carbone et donc durable, qui limitait les points de compression, permettait de garder le dos droit et de remonter sur cordes les mains libres. Le top pour moi. Et surtout, ça offrait un vrai plus en termes de pénibilité. Avec ça, plus de TMS."

Ne restait plus qu’une chose, confronter l’innovation au milieu du travail en hauteur. "J’ai eu un premier contact avec un représentant de l’OPPBTP il y a 3 ans. Et, malgré le côté très artisanal de l’époque, il était emballé. Pour lui, c’était le poste de travail idéal puisqu’il évitait les tensions permanentes."

Les championnats de France de cordistes comme tremplin

Une validation qui se répand rapidement dans le microcosme professionnel de Quentin Boeking. "Tout ceux à qui j’en parlais trouvaient ça génial. J’avais même déjà pas mal de demandes." Mais, pas forcément prêt à se lancer, le cordiste hésite encore.

"Finalement, après une rencontre avec la CCI de Lyon, nous avons créé, avec ma femme Frédérique, la société Ever’Innov en août 2021." En décembre 2021, Marlène Jandard, cheffe de projet, rejoint même l’aventure. "Mon rôle était d’assurer le développement du produit, au niveau de l’industrialisation et de la commercialisation. Et, avant ça, de trouver des partenaires."

C’est le spécialiste du matériel de protection l’Equipeur qui est le premier à se lancer. "Ça s’est d’abord concrétisé par un stand en commun pendant les championnats de France de travaux sur cordes, à Lyon", explique Marlène Jandard. Un évènement qui fera office de catalyseur pour Quentin Boeking. "C’était la première fois que je montrais le Speeder up à autant de professionnels. Et ils ont tous été emballés."

Une augmentation de rentabilité de 20 à 30 %

Une nouvelle démonstration à la Tour Silex plus tard, les investisseurs se sont, aujourd’hui, multipliés. "On a clôturé un premier tour de table à 150 000 €, indique Marlène Jandard. Et l’année prochaine, on fera une vraie première levée de fonds de 300 à 500 000 €."

Une enveloppe qui va permettre de lancer la phase d’industrialisation en octobre. "Le produit est déjà disponible en précommande". Prix de départ, 3 490 € HT. "Et on demandera également à ce que les utilisateurs suivent une formation d’un jour au centre l’Equipeur avant l’utilisation." Un effort minime pour un outil qui, selon son concepteur, augmente « la rentabilité de 20 à 30 % sur les chantiers". Une révolution pour le milieu ? L’avenir le dira.

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