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Trois questions à Alexis Fanni, apprenti du BTP au CFA de Bourg-en-Bresse

En formation de chauffagiste au CFA de Bourg-en-Bresse, le jeune homme de 22 ans a franchi avec son cousin étudiant en Droit les obstacles techniques et humains du 4L Trophy.
Trois questions à Alexis Fanni, apprenti du BTP au CFA de Bourg-en-Bresse
DR - Alexis Fanni (à gauche) et son cousin Corentin

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Comment vous est venue l'idée de participer au 4L Trophy à travers le désert marocain ?

Des amis de notre ville d'Oyonnax l'avaient fait… Avec mon cousin Corentin, étudiant en Master de Droit à Lyon, on s'est lancé. La restauration des voitures anciennes est une affaire de famille chez nous. C'est la passion de nos pères, ce qui nous a bien aidés pour refaire la 4L : la carrosserie, le moteur, le châssis qui a dû franchir le barrage des mines… Après, on a dû aller à la pêche aux sponsors ! Pour nous aligner dans la course, il a fallu environ 9 000 € pour le véhicule, 3 500 € pour l'inscription et de quoi payer divers frais pendant l'épreuve de dix jours (du 21 février au 3 mars, NDLR). Heureusement, on a été aidé. Le CFA du BTP de Bourg nous a permis de boucler le budget en mobilisant les entreprises partenaires. Les autres CFA de la région se sont aussi mobilisés. Au total, on a reçu plus de 4 000 €. Un gros sponsor, Engcon, fabricant de tiltrotateurs, a versé 2 000 €.

Il a fallu vous libérer dix jours… Le CFA et votre employeur ont donné le feu vert ?

Tout de suite. J'effectue mon apprentissage dans l'entreprise Migliori à Arbent, près d'Oyonnax. J'ai fait mes CAP de plombier et de chauffagiste et je suis en ce moment en brevet professionnel (BP) de chauffagiste. Ils me connaissent depuis quatre ans et puis, le 4L Trophy est une action humanitaire. C'est du sérieux.

Comment s'est déroulée la course et comment l'avez-vous vécue ?

Le départ a été donné de Biarritz. Il a déjà fallu arriver jusque-là ! Les vis platinées nous ont lâchés et l'assistance Norauto nous a bien aidés. On était 1 180 équipages sur 2 200 préinscrits. À l'arrivée, il n'en restera plus que 883… Pas de problème ensuite pour traverser l'Espagne jusqu'à l'embarquement à Algesiras. Entre Tanger et Boulajoul, ça grimpe. On a perdu le régulateur de tension de l'alternateur de batterie. Tout a grillé. Une 4L nous a remorqués sur 50 km. C'est l'esprit, l'entraide. Au bivouac, la panne a été réparée. Puis il y a eu Merzouga, à travers des paysages incroyables. Les participants ont versé leurs dons : 33 000 € et 65 tonnes de matériels scolaires et sportifs. L'oasis Oued Ziz, Erg Chebbi… Et puis l'étape marathon dans le désert, 600 km en deux jours jusqu'à l'arrivée à Marrakech. Notre compteur a cassé. Impossible donc d'être classés, le but étant de faire le moins possible de kilomètres.

Nos partenaires sont contents. La voiture a un peu souffert après un total de 7 000 km parcourus, alors on la remet en état, peut-être pour un nouveau départ en 2020 ou 2021. Maintenant, je connais la mécanique des 4L par cœur. Au retour, j'ai changé une durite de refroidissement. Ce sont des moteurs simples, mais dans le sable tout est plus compliqué ! J'ai aimé cette expérience, c'est bien de s'en aller voir vivre les autres. On se rend compte de ce qu'on a. J'adore découvrir, satisfaire mes envies. En 2018, j'ai réussi le concours de Meilleur apprenti de France. Le MOF sera peut-être une prochaine étape…

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