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3 questions à Nadine Morelle-Merzouki, architecte au cabinet Alep

Alors que les travaux de rénovation des menuiseries de l'hôtel de ville de Villeurbanne débutent, l'architecte du cabinet lyonnais Alep, maître d'œuvre du projet, fait le point sur un chantier exceptionnel à bien des égards.
3 questions à Nadine Morelle-Merzouki, architecte au cabinet Alep
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En quoi consiste ce chantier de restauration des menuiseries extérieures de l'hôtel de ville de Villeurbanne ?

Le bâtiment, livré en 1934 par l'architecte Robert Giroud, présente toutes les caractéristiques des constructions des années 1930 et a été classé à l'inventaire complémentaire des Monuments historiques en 1991. Vu leur âge, les menuiseries métalliques sont encore de bonne facture et s'avèrent exceptionnelles par leur mode de construction (représentatif de l'époque), puisque tout est démontable. Pour améliorer le confort thermique et l'étanchéité à l'air, il a été décidé d'entreprendre des travaux de restauration. Le chantier, qui concerne une centaine de fenêtres et portes, se fera en site occupé, ce qui nécessite d'installer des sas de confinement en bois à l'intérieur des bâtiments pour éviter la propagation des poussières et protéger les occupants d'une couche de peinture au plomb. Les travaux s'effectueront par niveau sur sept châssis en même temps. Il faut savoir qu'un ouvrant atteint 2,40 mètres de haut et que les trois portes monumentales font 7 mètres !

Pouvez-vous détailler les principales étapes des travaux ?

En premier, la société Les Menuisiers du Rhône réalisera le confinement intérieur, tandis que le confinement extérieur sera installé sur l'échafaudage de la société Cireme. Ensuite, il sera possible de déposer les ouvrants qui seront envoyés dans les ateliers de Désamiantage France Démolition, qui gère aussi le confinement plomb, pour déplombage. Les entreprises Stephan Métallerie et Baur Métallerie prendront alors la main sur la partie serrurerie et quincaillerie, ainsi que pour la pose du double vitrage et des joints d'étanchéité à l'air. Le verre utilisé est un verre dit "cathédrale" avec un aspect un peu trouble. La dernière étape consiste à remettre une couche de peinture et à reposer les systèmes d'ouverture/fermeture.

Les travaux ont démarré mi-juin avec la pose de l'échafaudage, mais l'intervention sur les menuiseries débutera le 2 juillet. Le chantier est prévu pour durer vingt mois. Le principal défi à relever est de tenir le planning, et donc de bien manager les entreprises. Le planning doit être respecté au jour près, car un retard peut avoir des répercussions en cascade. Il y a eu deux mois de préparation pour ce chantier avec les entreprises intervenantes et le bureau d'études TPFI. Alep Architectes participera à la réunion de chantier hebdomadaire. Notre mission est de veiller au respect de l'architecture du bâtiment et de contrôler la qualité et la performance techniques des travaux. Nous avons un vrai profil technique et une solide expérience, puisque nous sommes déjà intervenus sur l'hôtel de ville pour la restauration des façades, des toitures et des sols du grand hall. Nous avons aussi comme référence l'ancien garage Citroën, réalisé en partenariat avec Sud Architectes.

Que coûte ce chantier et quelles sont les performances visées ?

Le montant total des travaux s'élève à 3,1 M€ selon le cabinet d'économistes Ecobis. L'économie d'énergie visée est de 21 %, ce qui représente une économie de consommation de 32 %.

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