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Vers un chauffage urbain plus dense et plus vert

Les élus métropolitains ont voté, le 6 avril dernier, la procédure dite de « classement du réseau de chaleur principal de la Métropole ». Cette décision, première de cette ampleur en France, vise à augmenter le nombre de clients raccordés.
Vers un chauffage urbain plus dense et plus vert
© Grenoble Alpes Métropole - Le re?seau de chaleur de la Me?tropole va e?tre densifie? et davantage consommateur d'e?nergies renouvelables

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Depuis 2015, la Métropole exerce de nouvelles missions dans le domaine de l'énergie. Aujourd'hui, elle assure notamment la création et la gestion des réseaux de chaleur, la supervision de la distribution d'électricité et de gaz sur le territoire, tout en contribuant à la transition énergétique. Afin de structurer son action, elle s'est dotée d'une feuille de route qui fixe des objectifs pour les dix ans à venir : - 22 % de consommations énergétiques, + 35 % d'énergies renouvelables et de récupération (ENR&R), - 30 % d'énergies fossiles. Pour les atteindre, les réseaux de chaleur doivent être développés. Le nombre de bâtiments raccordés au réseau va ainsi être augmenté d'environ 500 dans les sept communes où il existe aujourd'hui (Échirolles, Eybens, Gières, Grenoble, La Tronche, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d'Hères). Dans les faits, ce sont les nouveaux bâtiments et ceux remplaçant leur installation de chauffage collectif qui devront se raccorder au réseau de chaleur. Cette procédure s'applique sur une bande de 150 m de part et d'autre du réseau existant et pour des bâtiments d'une puissance de 100 kW (résidences de 15 à 20 logements). Les maisons individuelles ne sont donc pas concernées.

La procédure de classement doit permettre de baisser significativement la consommation totale d'énergies fossiles sur le territoire, tout en augmentant le recours aux ENR&R – le but étant d'atteindre 85 % d'ENR&R consommées en 2022. Sur les cinq chaufferies dont dispose le réseau pour produire cette chaleur, deux centrales d'appoints (fonctionnant au fioul) seront abandonnées. Fin 2020, celle du CEA laissera la place à Biomax (100 % bois) et en 2021, le recours au charbon sera entièrement supprimé.

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