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Vitrerie savoyarde : "La sécurité fait partie de notre ADN"

La PME savoyarde, qui fêtera ses 50 ans en 2023, a fait de la sécurité une de ses priorités. Quitte à bouleverser quelques habitudes.
Vitrerie savoyarde : "La sécurité fait partie de notre ADN"

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En 2010, lorsque Loïc Blonde a repris les rênes de la Vitrerie savoyarde, il a d’emblée mis la sécurité tout en haut de la liste de ses priorités. "La philosophie globale que j’ai voulu instaurer, c’est « mettre l’économie au service de l’homme », explique le chef d’entreprise, à la tête de trois agences, à Chambéry, Annecy et Aix-les-Bains. Et pour moi, ça passe par la prévention et l’anticipation des risques."

Sécurité : le message semble passer au sein de la Vitrerie savoyarde

Un changement de paradigme qui a d’abord eu du mal à passer auprès de certains. "C’est vrai qu’à mon arrivée, lorsque j’ai commencé à parler de sécurité dès le premier jour, certains m’ont regardé avec de gros yeux. Ils n’avaient pas envie que je vienne leur apprendre leur travail."

Mais, force est de constater que, plus d’une décennie après, le message semble passer au sein de la Vitrerie savoyarde. "Aujourd’hui, les réticences se sont envolées, se réjouit Loïc Blonde. On exerce des métiers qui peuvent parfois être dangereux, avec du travail en hauteur, des charges lourdes à porter, ou du travail répétitif. C’est donc primordial d’avoir de bons réflexes et tout le monde l’a bien compris."

"La sécurité, aussi une question de bon sens"

Pour emmener tout le monde dans son sillage, le dirigeant de la PME savoyarde a d’abord créé un poste nouveau, celui de chargé de prévention et de sécurité. "C’est lui qui pilote notre politique et qui communique sur les bons gestes, les bons équipements… Il est d’ailleurs membre d’un groupe de réflexion de l’OPPBTP." Un petit bouleversement pour l’entreprise qui emploie 18 salariés autour de trois métiers, la vitrerie, la miroiterie et la menuiserie aluminium.

"Le milieu a changé"

Pour Loïc Blonde, la question de la sécurité n’est plus galvaudée aujourd’hui dans le milieu du BTP. "Quasiment tous les chefs d’entreprises l’ont prise en compte. Plus personne ne ramène ça à la question du coût et du temps passé. Le milieu a changé. Tout le monde comprend que faire attention à la santé de ses salariés, c’est bénéfique aussi pour l’entreprise."

Mais ça n’est pas tout puisque Loïc Blonde propose à ses équipes des formations régulières. "Elles permettent d’adopter les bons gestes sur nos méthodes de travail", explique le chef d’entreprise qui n’hésite pas non plus à investir côté matériel, dans des engins de levage notamment. "Tout ça, c’est important bien sûr. Mais ça doit aussi être accompagné par du bon sens. Par exemple, on essaie de mettre nos salariés un peu plus âgés sur des postes moins physiques. On organise nos plannings en fonction des prédispositions des uns et des autres."

Quand je fais passer un entretien, je fixe trois règles aux candidats : en un, interdit de se blesser, en deux, interdit de se blesser et en trois, interdit de se blesser."

Deux fois par an, la Vitrerie savoyarde organise également des actions ponctuelles à destination des salariés. "On a notamment un posturologue qui vient régulièrement. Il transmet les bons gestes, à nos techniciens mais aussi à notre personnel de bureau." Et les nouveaux arrivants ne sont pas oubliés. "Quand je fais passer un entretien, je fixe trois règles aux candidats : en un, interdit de se blesser, en deux, interdit de se blesser et en trois, interdit de se blesser. Je n’ai pas envie d’avoir à annoncer quoique ce soit à une famille."

La sécurité routière, le prochain chantier

Une politique paternaliste qui profite aux salariés – "jusque-là, on n’a quasiment pas d’accidents du travail" - mais aussi à l’entreprise. "Plus de sécurité, ça veut aussi dire moins d’arrêts de travail. Ça nous assure une continuité de l’entreprise." Pourtant, Loïc Blonde reconnait que beaucoup reste encore à faire. "On peut toujours être meilleur sur certains points. Au niveau de la sécurité routière notamment. On devra l’intégrer à notre plan de formation et de sensibilisation à très court terme. Même si nos salariés font des déplacements assez courts, le risque existe toujours, sur 2 ou 200 km."

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