AccueilActualitésVoies d'accès au tunnel Lyon-Turin : la Transalpine ne veut plus attendre

Voies d'accès au tunnel Lyon-Turin : la Transalpine ne veut plus attendre

Le Comité pour la Transalpine Lyon-Turin a exprimé son agacement devant la lenteur du calendrier de livraison potentiel des voies d'accès au tunnel.
Le percement de l'entrée du tunnel de base du Lyon-Turin a démarré en décembre, à Saint-Julien-Montdenis.
T.F. - Le percement de l'entrée du tunnel de base du Lyon-Turin a démarré en décembre, à Saint-Julien-Montdenis.

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D'ici quelques jours, le Conseil d'orientation des infrastructures va rendre public son rapport d'actualisation des investissements de l'Etat. Le tunnel transfrontalier Lyon-Turin y est évoqué.

Pour la Transalpine, le calendrier de livraison des voies d'accès pose problème

De quoi satisfaire le Comité pour la Transalpine Lyon-Turin qui milite depuis des décennies pour la création de cet ouvrage majeur. Pourtant, à y regarder de plus près, la Transalpine n'a pas du tout apprécié le calendrier évoqué dans le rapport.

En effet, si l'inauguration du tunnel en 2032 n'est pas remise en cause, c'est la livraison des voies d'accès qui pose toujours problème. "Dans le scénario central recommandé par le Conseil d'orientation des infrastructures, l’hypothétique livraison des voies nouvelles d’accès depuis Lyon jusqu’au tunnel transfrontalier n’interviendrait pas avant 2045, soit plus de 12 ans après la mise en service de l’ouvrage sous les Alpes et de la section italienne", précise un communiqué.

Inconcevable pour Jacques Gounon, président de la Transalpine Lyon-Turin. "Après des années d’atermoiements, cette proposition n’est clairement pas à la hauteur des enjeux d’une liaison aussi structurantepour la transition écologique et le réseau ferroviaire européen."

La réalisation des voies nouvelles impliquera donc une nouvelle procédure d’enquête publique, avec toutes les lourdeurs et aléas inhérents à un tel processus."

Pour le Comité pour la Transalpine, le rapport du COI occulte plusieurs données fondamentales. "Il condamne de fait la déclaration d’utilité publique de la section française signée en 2013 et dont la validité expire en 2028. La réalisation des voies nouvelles impliquera donc une nouvelle procédure d’enquête publique, avec toutes les lourdeurs et aléas inhérents à un tel processus."

Un Dijon-Turin en lieu et place du Lyon-Turin ?

Autre problème pour la Transalpine, au lieu des voies nouvelles, le COI donne la priorité à la modernisation de la ligne historique Dijon-Modane et à sa pérennisation comme accès français au tunnel transfrontalier. "Cela ne correspond ni au projet Lyon-Turin tel qu’il a été conçu, ni aux engagements pris par la France, ni aux attentes et objectifs de nos partenaires internationaux sur le programme."

Enfin, pour le comité, le Conseil d'orientation des infrastructures passe sous silence "les objectifs capacitaires de fret sur la section italienne (25 millions de tonnes par an et 162 trains de fret par jour) qui seront près de deux fois supérieurs à ceux prétendument possibles sur la ligne Dijon-Modane, structurellement inadaptée à un axe de fret massifié de dimension européenne".

"Engager sans délais les études techniques de finalisation d’une première phase du tracé"

Sur la base de ce rapport consultatif, le gouvernement rendra ses arbitrages définitifs dans les prochains mois. "Alors que le nombre de poids lourds à la frontière franco-italienne a encore grimpé en 2022, la Transalpine souhaite vivement que les décisions à venir intègrent l’ensemble des paramètres, spécificités et ambitions du Lyon-Turin, le plus grand chantier européen d’infrastructure de mobilité bas carbone pour les marchandises et les voyageurs", indique le Comité pour la Transalpine Lyon-Turin.

@Carte transmise par la Transalpine

En ce sens, pour la Transalpine, "il est essentiel d’engager sans délais, comme le propose le scénario n°3 du COI, les études techniques de finalisation d’une première phase du tracé déclaré "d’utilité publique et urgent" il y dix ans. Dans un souci de cohérence globale, cette étape devra nécessairement s’articuler avec les chantiers de désaturation de l’Etoile ferroviaire lyonnaise."

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