AccueilRhôneWaslight crée Clean Zone Protect et booste son développement

Waslight crée Clean Zone Protect et booste son développement

C'est l'une de ces belles aventures entrepreneuriales qui ont commencé pendant le confinement... Créée en 2014, l'entreprise lyonnaise Waslight connaissait déjà le succès avec ses adhésifs luminescents. Elle vient de se tracer un avenir prometteur en mettant au point un procédé de film de protection antibactérien polyvalent avec sa marque déposée Clean Zone Protect.
Waslight crée Clean Zone Protect et booste son développement
© Eric Seveyrat - Le président de la CMA du Rhône, Alain Audouard, et l'équipe de l'entreprise Waslight, qui a mis au point CZP

Rhône Publié le ,

Waslight est l'aventure de quatre associés qui ont chacun leurs compétences : l'ingénierie, la finance, le marketing et la direction générale. « Très vite après le confinement, nous nous sommes demandés que faire avec nos collaborateurs et nos machines à l'arrêt, témoigne Baptiste Bosser, l'un des associés et dirigeants. Apprenant que 80 % des maladies courantes se transmettaient par le toucher, et le film adhésif étant notre premier métier, nous avons eu l'idée de développer un film adhésif anti-microbien, adaptable sur tous supports : des poignées de portes aux écrans, en passant par les cartes de restaurants ».

Le film mis au point et breveté puise son principe actif dans les ions d'argent. En entrant en contact avec les microbes, ces derniers se libèrent depuis la couche superficielle du film et bloquent leur mécanisme de multiplication... jusqu'à leur destruction. Ce film non irritant est sans danger pour la peau et répond à la norme ISO 22196. Efficace jusqu'à cinq ans, il reste actif après le nettoyage (tous types de produits) et résiste à des températures pouvant aller de -40° à +90°.

Clean Zone voit sa demande exploser et le potentiel développement est sans limite, puisque le produit peut être adapté à tous milieux : médical, industriel, crèches, écoles, universités, transports en commun, gares et aéroports, grande distribution... « Une poignée de réfrigérateurs de grande surface peut être manipulée jusqu'à 1 000 fois par jour », complète Baptiste Bosser. Et l'entrepreneur d'énumérer quelques tristes constats, bien réels cependant : « 72 % des poignées de caddie sont recouvertes de bactéries fécales, les écrans de bornes tactiles et autres distributeurs de billets sont contaminés jusqu'à 500 fois plus que les toilettes ».

Doublement des effectifs

Quand d'autres, malheureusement, ont bloqué leurs embauches ou réduit leur masse salariale, Clean Zone Protect - qui n'est encore qu'une marque commerciale mais pourrait devenir une nouvelle société - pousse les murs du 13 boulevard Edmond Michelet (Lyon 8e). Elle emploie actuellement une vingtaine de personnes : « Nous avons doublé les effectifs pendant le confinement. Nous sommes en plein recrutement de coordinateurs de pose en régions Paca, Bourgogne-Franche Comté, Île-de-France, Bretagne… Nous formons des personnels de pose spécialisés. Notre chiffre d'affaires doit doubler en 2020 pour atteindre 1 M€ ».

L'objectif était de sauver l'entreprise, il a été atteint et même dépassé. Y compris depuis la décrue de la pandémie. Car si les visières sont un peu moins vendues, le film anti-bactérien est toujours très demandé pour mettre en avant la lutte contre la transmission de maladies telles que gastro-entérite, grippes… : « Nous sommes les seuls à avoir l'ensemble de la gamme, les écrans, les poignées de portes, les cartes de restaurants, etc. Nous équipons Intermarché, Carrefour, les centres Exalto, Only Kart, Actual Karting, les restaurants Daddy Poule… »

L'entreprise se rend sur les lieux, établit un diagnostic des zones de contacts à protéger. Coût moyen pour une poignée de porte, par exemple : 7 €.

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